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Le journal de bord

Où on vous raconte la vie dans l’atelier, les sorties sur les routes et les chemins, les histoires de nos vélos et celles de leurs propriétaires.


Manivelle, Gaby et la Three Peaks bike ride

La Three Peaks bike race est une épreuve longue distance de bikepacking qui traverse trois cols majeurs : Le Mangart Pass, La Grosse Scheidegg et enfin le col du Tourmalet. Les participants, qui doivent être totalement autonomes, réalisent leurs propres traces reliant ces 3 checkpoints pour une distance totale d'environ 2450 kilomètres et une arrivée à Montserrat, à Barcelone.

Notre ambassadeur Manivelle a participé à cette édition de la Three Peaks Bike ride en compagnie de son fidèle Gaby, le Victoire n°410. Nous revenons ici rapidement sur le matériel utilisé par Matthieu, car celui-ci vous partagera prochainement son parcours et son expérience en détail sur le site de Café du Cycliste.

Manivelle s'est donc aligné sur cette épreuve avec Gaby et son set de sacoches Helmut. Pour rappel, Gaby est le Victoire dédié à la longue distance de Matthieu, qui l'a accompagné sur bon nombre d'épreuves de ce type. Pour une distance d'environ 2600 kilomètres en autonomie, il convient d'emporter avec soi le matériel nécessaire et essentiel tout en restant léger.

Le kit de sacoches de bikepacking Helmut assure à Matthieu étanchéité et légèreté. La sacoche de cadre est vissée dans les tubes, permettant de la maintenir bien arrimée et de supprimer les scratchs et sangles d'usuelle utilisés pour le maintien. Les autres sacoches demeurent facilement accessibles et retirables au besoin.
Le cockpit de Manivelle présente de nombreux espaces de rangement, permettant d'avoir de nombreuses choses à portée de main une fois sur la selle, afin de pouvoir assumer de longues heures de guidon sans poser pied à terre.

Cette configuration présente une contenance totale de 26 litres et demi. Cela peut sembler peu pour les voyageurs habitués aux sacoches latérales, mais cela permet d'emporter avec soi l'ensemble du matériel nécessaire pour être autonome : Couchage, vêtements, outils...

Point très important, Manivelle s'est assuré d'être bien visible dans la pénombre. Sur ce type d'épreuve, les coureurs sont forcément amenés à rouler de longues portions de nuit. Par conséquent, il a équipé Gaby de réflecteurs se plaçant sur les rayons, de stickers réfléchissants et emporte également avec lui une tenue visible de nuit. A cela s'ajoute l'éclairage du vélo, autonome car alimenté par le moyeu dynamo avant SON monté à l'atelier. Ainsi, sa monture est visible à 360° durant la nuit.

Matthieu, après de nombreuses épreuves et sorties longue distance en compagnie de Gaby, nous a fait parvenir un retour sur le matériel qu'il a utilisé durant la Three Peaks bike race, mais aussi sur les différentes utilisations qu'il fait de son Victoire :

« Partant du fait que Gaby a clairement été conçu pour de la randonnée sportive, c’est dans ce cadre là que je l’utilise. Son terrain de prédilection est l’aventure bikepacking, sur route, routes de campagne endommagées et voies cyclables gravillonnées, mais il est aussi tout à fait capable de franchir bien des obstacles gravel. »

« Le spectre des ces aptitudes l’emmène naturellement sur les épreuves d’ultra distance en autonomie complète, devenues au fil du temps ma discipline de prédilection. Dans ces courses, nous retrouvons très régulièrement une alternance de tous ces terrains, et aidé par un train de pneu Teravail Rampart en grosse section (42) et en basse pression tubeless, Gaby est devenu mon allié de choix tant par son aisance, sa fiabilité que son rendement et son répondant. »

« Bien entendu, il faut garder en permanence une certaine niaque mentale et un niveau athlétique homogène sur ces si longues épreuves pour espérer décrocher un classement ou même juste pouvoir en arriver au bout. Mais la machine joue un rôle primordial tant elle sait se faire discrète sur les vibrations, sur l’homogénéité de son comportement qui la rend facile à emmener ainsi que la justesse de sa position de pilotage qui ne fatigue ni ne blesse le corps.

Restera les éléments extérieurs à gérer comme la météo, pour sauvegarder corps et machine. Ce n’est pas anodin, si par beau temps il suffit de bien penser à huiler sa transmission et tout ira au mieux, dès que les orages s’en mêlent pour plusieurs jours et en haute montagne, la donne change. Là ou le corps est parfaitement positionné et malgré l’utilisation de toutes les crèmes du monde, la pluie viendra s’immiscer entres toutes les zones de contact et viendra creuser son mal quoi qu’il arrive. Si les appuis étaient mauvais de base, c’est la blessure assurée. Dans mon cas, les appuis sont homogènes et efficients, ni trop sur les avants bras, ni trop droit sur les ischions, les appuis pédales au bon endroit, tout cela aide à maintenir une pression minimale et limiter les dégâts. »

« Pour la machine, le principal soucis est l’infiltration d’impuretés. Les milliers de litres d’eau qui se sont abattus sur nous avec violence n’ont pas épargnés les transmissions. Cette eau mêlée aux micro-particules de terre, de cailloux, de tout ce qui fait la montagne, vient s’incruster dans les shifters, faire sa vie lentement mais surement dans les gaines. C’est presque inévitable et plutôt que de se voiler la face, il est sage de prévoir un "arrêt au stand" en cours de route.

Ce fut mon choix, je l’ai fait dans les Pyrénées pour seulement un changement de câble de dérailleur et un nettoyage du shifter afin de terminer l’aventure sereinement.

Ce fut Luchon Mountain Shop qui a pris en charge avec brio ce petit entretient, où j’ai eu le plaisir de découvrir que le patron connaissait et appréciait Victoire Cycles, et était très content de m’aider sur une si belle machine. Ça fait toujours plaisir ! Dans ce type de course, tout ne se joue pas qu’à la pédale et ceci en est un bon exemple. Il vaut nettement mieux se poser une petite heure dans une ville agréable pour faire ce type d’entretien avec la certitude d’avoir une machine optimale entre les mains que de partir bille en tête et se retrouver au milieu de nulle part avec une transition définitivement grippée et tant d’efforts physiques réduits à néant. »

« Pour les randonnées classiques où j’embarque du matériel photo et beaucoup d’affaires de bivouac, j’ai un setup Helmut sur Klickfix et rack arrière Carradice Bagman. Si cela ne suffit pas, je monte un rack supplémentaire grâce aux inserts arrière et je rajoute deux paniers. Cette solution est optimale pour des reportages photos, par exemple. »

« Pour les courses, c’est différent. Je fait partie des pilotes prudents qui embarquent beaucoup de matériel afin d’être en réelle autonomie et ne jamais être surpris par la météo. Avec Helmut, nous avons développés un ensemble léger, compact et sportif.

En dehors de la fourche, plus de rack ni de klickfix dans cette configuration au profit d’un ensemble auto-porté par sangles :

• On profite de l’installation des prolongateurs pour y fixer la Banjo Bag dédiée, qui accueillera différents types de gants, la veste de pluie et quelques petites accessoires.

• La sacoche de selle recevra le bivouac avec un pantalon et chaussons en doudoune, un bivy, un matelas, un oreiller, un cache yeux. Il reste même un peu de place pour une chambre à air de secours.

• Les sacoches sur fourche se rempliront des vêtements. Si la journée il peut faire plus de 40° comme sur les longues routes espagnoles, il vaut mieux prévoir aussi l’inverse comme les températures négatives en haute montagne. Nous y trouverons donc une doudoune, un gilet chaud, un coupe vent, jambières et manchettes, un jersey manche longue, tout comme si on partait en plein hiver, et croyez moi, tout à servit.

• Le reste des sacoches de cadre et de guidon serviront à dispatcher les équipement électroniques, la nourriture, la pharmacie, les outils et petites pièces de rechanges, etc. »

« N’étant pas obsédé du poids, j’ai arrêté depuis longtemps de compter pour me focaliser sur - De quoi ai je vraiment besoin ? - Je pense qu’en version course l’ensemble doit tourner autour des 15 / 16 kg ce qui, vis à vis du matériel embarqué, est un très bon score. »

« Aujourd’hui Gaby à plus de 22000 km. Il m’a fait traverser l’Europe sur une de mes trois Transcontinental Race, grimper parmi les plus hauts cols Alpins sur les 7 Majeurs en moins de 48h, sillonné l’Italie entre deux volcans sur la Two Volcano Sprint et maintenant retraverser avec brio l’Europe et ses principaux massifs lors de la Three peaux Bike Race. Et j’en passe. Le choix de l’acier et son rendement presque mystique, d’une conception sur mesure alliée à des composants de qualité a largement prouvé son efficacité sur le terrain en condition extrême plus que tout autre blah blah, mon niveau athlétique ne cesse de progresser grâce entre autre à la confiance que j’ai en mon matériel…

L’aventure continue ! »

Manivelle est bien arrivé à Barcelone (photo ci-dessus). Il se remet de l'épreuve et partagera ensuite dans les jours à venir un récapitulatif complet de celle-ci sur le site de Café du Cycliste (que vous pourrez retrouver en lien ici dès sa parution). Nous sommes ravis de voir que Gaby et lui demeurent inséparables et le félicitons encore pour cette belle performance !

Les "stretchs" de Manivelle, c'est à dire les tronçons de trajet effectués entre les différents moments de sommeil qui ponctuent la course, sont disponibles sur Komoot. Pour retrouver ceux-ci, nous vous invitons à cliquer ici.
Nous vous disons a très bientôt pour de nouvelles aventures Victoire.

laurier
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