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Le journal de bord

Où on vous raconte la vie dans l’atelier, les sorties sur les routes et les chemins, les histoires de nos vélos et celles de leurs propriétaires.


La peinture chez Victoire

Chez Victoire, nous sommes attachés à l'idée de pouvoir réaliser un projet de bout en bout. C'est la raison pour laquelle nous disposons de notre propre cabine de peinture, dans laquelle sont désormais peints tous les vélos Victoire disposant de notre nouvelle identité graphique.

Cela nous permet d'avoir une continuité dans le processus de réalisation mais également d'accompagner le client dans ses attentes jusqu'à l'aboutissement final du projet. Enfin, nous avons de ce fait la possibilité de produire des peintures selon la manière dont nous l'entendons, de choisir les meilleurs produits et de consacrer à ce travail le temps qui lui est nécessaire.

Tout d'abord, fin 2018, Julien réalisa un stage de formation chez Coale Coatings, référence européenne en terme de peinture de vélos au terme duquel il réalisa la peinture du Victoire N°376. Suite à cela, Victoire réalisa un investissement important soutenu par la NEF, banque éthique finançant uniquement les projets bénéfiques au niveau social ou environnemental. C'est alors l'acquisition de notre outil de peinture. Enfin, le tout premier vélo peint dans cette cabine ne fut autre que notre vélo primé pour le Concours de Machines 2019.

Depuis lors, nous intégrons progressivement la peinture dans nos ateliers, parallèlement à une montée en puissance de notre production.

Que ce soit pour un cadre, une fourche ou une potence, tous arrivent à l'étape de l'apprêt une fois que le travail de polissage des cordons et de traitement du cadre est complètement achevé, de manière à démarrer d'une base propre afin que le rendu final soit optimal.

Ici, Julien ponce l'apprêt appliqué sur le cadre dans le but d'obtenir une surface d'accroche pour recevoir les prochaines couches de peinture et de vernis.

La peinture se déroule sur de nombreuses étapes qui doivent être réalisées avec minutie. Voici le procédé général mis en place pour la réalisation d'une peinture Victoire :

  • Le cadre est tout d'abord dégraissé, puis poncé à la main pour réaliser une accroche mécanique pour la couche d’apprêt, puis est ensuite de nouveau dégraissé.
  • Application d’un apprêt époxy qui supprime le risque d’apparition de rouille.
  • Application d’un apprêt 2K garnissant pour homogénéiser l’état de surface.
  • Ponçage de l’apprêt pour obtenir une surface d’accroche parfaite pour l’application de la peinture.
  • Application des différentes couches de peintures et de masquages pour obtenir le rendu final.
  • Application d'une première couche de vernis protectrice.
  • Dépolissage de la couche de vernis pour réaliser l’accroche de la couche de vernis de protection.
  • Application de la couche de vernis de finition, brillante ou matte.

Julien sélectionne ses peintures et réalise sa préparation de vernis en fonction du projet et de la finition souhaitée.

Un travail de masquage est ensuite réalisé pour couvrir les zones qui ne seront pas peintes sur le vélo : Plaque numérotée, inserts...

Cette étape permet également de d'obtenir les graphiques présents sur le rendu final.

Le masquage, permettant de peindre ou de ne pas peindre une zone du cadre, sert aussi bien à préserver les zones non peintes du vélo qu'à réaliser les graphismes sur celui-ci.

Ici, Julien réalise des masquages vinyliques pour la réalisation des graphismes du Victoire N°465. Ceux-ci sont également imprimés et préparés dans notre atelier.

Viennent ensuite les différentes couches de peinture et vernis qui vont apporter le rendu désiré au vélo. Ces différentes passes sont rythmées par l'ajout ou le retrait des stickers pour faire apparaître les motifs désirés.

Certaines réalisations sont plus complexes que d'autres. Par exemple, le Victoire N°455 de Marco aura demandé 8 couches de peinture afin d'arriver au résultat final.

En plus du cadre, il est possible de mettre en peinture les garde-boue du vélo. Cela permet de les intégrer à l'ensemble et d'épurer la ligne visuelle de celui-ci.

Le Victoire N°217 de Claire est un bon exemple de tout ce qu'il est possible de faire en terme de finition. Ayant récemment été repeint dans nos locaux, il présente notamment un dégradé géométrique, deux teintes changeant avec la lumière, de nombreux petits détails graphiques et enfin plusieurs couches de peinture incolores chargées en paillettes.

Sa peinture réagissant à la lumière, ses paillettes et son vernis brillant rendent la peinture du vélo de Claire résolument expressive et vivante.

Chaque cadre Victoire, en acier ou en inox, est fabriqué en utilisant exclusivement des zones de contacts en inox. Ainsi, pattes de cadres, inserts de porte-bidon, coupelles de renfort de douille de direction sont usinés en inox et brasés sur le cadre. Les surfaces de contact sont ensuite poncées et polies après le travail de peinture de manière à laisser la zone de contact nue, et ainsi de limiter le risque d’abimer la peinture lors du montage ou lors d’une chute, comme sur l’extérieur des pattes.

Ici, les zones de contact sont nues afin de préserver la peinture du vélo, toujours dans le but de proposer des finitions durables dans le temps.

Nous sommes actuellement en train d’élaborer un catalogue de couleurs spécifiques, ainsi que différents schémas de peinture exclusifs, que nous vous dévoilerons petit à petit sur le site internet.
L’équipe Victoire vous offre également la possibilité de la surprise totale lors de la livraison de votre Victoire. Indiquez nous simplement trois mots pour décrire votre nouvelle peinture et nous vous réaliserons une peinture unique correspondant à la fois à vos attentes et à l’esprit Victoire.

Photo par Nicolas Joly

La possibilité de réaliser nos propres peintures est relativement nouvelle pour l'équipe Victoire. Nous approchons petit à petit ce domaine vaste qui constitue un métier à part entière, en n'hésitant pas à expérimenter toujours et encore pour perfectionner notre savoir-faire.

L'équipe Victoire vous dit à bientôt, nous ne manquerons pas de vous partager nos dernières réalisations !


Victoire dans les éditions de 200, Bicycle Quarterly et Peloton Magazine de ce mois-ci !

Rien de tel qu'un peu de lecture riche en belles images pour démarrer l'année !

Nous avons eu le plaisir de découvrir que Victoire apparaissait dans les magazines 200 n°27, Bicycle Quarterly n°74 et enfin dans la dernière édition de Peloton Magazine. Au programme, vous retrouverez comme habituellement chez ces trois références de la presse cycliste : de la route, du bikepacking, du voyage, des paysages, de belles montures et bien d'autres choses encore.

Matthieu Lifschitz, dont vous nous parlions il y a peu dans notre article "Des nouvelles de Manivelle", apparaît au guidon de son compagnon Gaby en couverture du magazine 200, édition hiver 2020 - 2021. Sa seconde monture Woody est également visible dans une sortie spéciale ou cintres et rames vont de paire. On aperçoit aussi le Victoire du rédacteur en chef Alain Puiseux au cours d'un reportage, et le Victoire de Foucauld à l'occasion d'un voyage au départ d'Italie en dix étapes. Et pour finir, Soph' termine ce numéro 27 avec une BD faisant un clin d'oeil à Victoire!

A l'intérieur du N°74 de Bicycle Quartery, vous retrouverez Xavier et son Victoire 417 à l'occasion d'un tour du Vercors sur des chemins engagés au dénivelé rude. Bicycle Quarterly met également à l'honneur l'artisanat français avec une reportage sur une splendide machine de piste fabriquée par René Herse en 1967.

Enfin, ce premier janvier, Peloton Magazine a paru un article porté sur Victoire à l'occasion de ses dix ans. Le texte et le choix d’images de Nicolas Joly dépeignent habilement Victoire ainsi que son histoire et sa visée. Enfin, vous pourrez y lire quelques lignes sur l’association des artisans du cycle ainsi que sur notre marque annexe, Distance.

L'atelier Victoire est présenté en mots et en images par Nicolas Joly.

Photo par Nicolas Joly

200 sera disponible dans les jours à venir dans les meilleurs kiosques de France. Vous pouvez également le commander sur le site de 200 ou même vous abonner en cliquant ici.

Bicycle Quarterly étant un magazine américain et donc introuvable en kiosque, vous pouvez vous abonner ici - Il en va de même pour Peloton Magazine auquel vous pouvez vous abonner ici.

L'ensemble de l'équipe Victoire vous adresse ses meilleurs voeux pour l'année 2021 !


Notre entreprise est désormais membre du programme 1% for the planet.

Notre entreprise vient d'intégrer le programme 1% for the planet. Nous vous expliquons ici tout ce qu'il faut savoir à ce sujet.

Le programme 1% for the planet est une organisation à but non lucratif qui a été fondée en 2002 par Yvon Chouinard, le fondateur et propriétaire de la marque Patagonia, ainsi que par Craig-Matthews, l'ex propriétaire de Blue Ribbon Files. Ils ont créé l'organisation 1% for the planet dans le but de faciliter la réunion d'entreprises désireuses de participer à cette démarche.

Ici, en plus de l'acte de donation contribuant à la préservation de notre écosystème, le but est de prouver qu'une entreprise peut tout à fait être florissante et actrice d'un investissement écologique.

Enfin, cela permet de faciliter la démarche de dons environnementaux aux entreprises car l'organisation regroupe des associations agréées qui ont prouvé leur implication sur le plan écologique.

Concrètement, les entreprises participant au programme acceptent de délivrer 1% de leur chiffre d'affaires (qu'il soit bénéficiaire ou non) aux associations partenaires de l'organisation, qui portent un véritable engagement écologique et durable.

Notre adhésion à cette association vient renforcer notre démarche visant à réduire l'impact écologique de notre production. Que ce soit pour Victoire comme pour Distance, notre désir est de produire des vélos durables dans le temps en réduisant au maximum notre impact écologique. Pour cela, nous mettons en place plusieurs dispositifs :

  • Notre fournisseur principal de tubes est Columbus, située en Italie à environ 600km de notre atelier
  • La totalité de notre production est conçue, usinée, soudée, polie et assemblée dans nos ateliers, à Beaumont. La peinture des vélos est réalisée dans nos locaux (pour Victoire) ou localement (pour Distance), à 10km de notre atelier. Cette proximité entre les différentes étapes nous permet à la fois d'être réactifs et de limiter fortement l'utilisation de transports carbonés.
  • Nous ne produisons que ce que nous vendons. Nous n'avons aucun stock, et chaque produit Victoire ou Distance entre en fabrication qu'une fois vendu. Cela nous permet donc de ne pas produire inutilement.
  • Conscients de l'importance du caractère durable de nos vélos, nous garantissons à vie pour le premier propriétaire chaque cadre sorti de nos ateliers.
  • Nous alimentons notre atelier par le fournisseur d'énergie ENERCOOP', coopérative proposant une énergie propre et renouvelable, reconnu comme fournisseur “vraiment vert” par Greenpeace.

Cette intégration nous réjouit et prolonge donc notre désir d'engagement !

Retrouvez le site web de l'association via ce lien

Retrouvez la liste des associations agréées par 1% for the planet via ce lien

Retrouvez la liste des entreprises françaises participant au programme 1% for the planet via ce lien

Cette intégration ainsi que nos autres prises de positions sur le sujet répondent à notre humble désir de proposer une solution responsable et moderne à l'actuelle industrie du cycle. Bien-entendu, beaucoup de démarches restent à mettre en oeuvre, et nous sommes ouverts à toute proposition nous permettant d'avancer dans ce sens. Pour cela, n'hésitez pas à prendre contact avec nous et même à venir nous rencontrer (lorsque cela sera de nouveau possible), nous vous accueillerons avec plaisir !


Des nouvelles de Manivelle

Matthieu, également connu sous le nom de Manivelle, est graphiste, directeur artistique du magazine 200, ambassadeur Victoire, mais surtout passionné de longue distance ainsi que de cyclisme en général. Nous travaillons en étroite collaboration avec lui depuis plusieurs années, tant au niveau graphique que sportif.

Matthieu possède deux fidèles compagnons de route Victoire, Gaby et Woody, qui l'ont accompagné dans de nombreux périples. Tous les trois ont vécu une année pleine d'aventures et de défis.

En cette fin d'année et à l'occasion de la mise à jour de notre site incluant les vélos de Manivelle, nous souhaitions vous apporter aujourd'hui des nouvelles de ces trois compagnons.

Voici donc un compte rendu de la saison 2020 vue à travers les yeux de Matthieu, Gaby et Woody.

La saison 2020 et l'arrivée de Gaby

Malgré les contraintes sanitaires, avec un peu d’organisation et en misant, il faut le dire, sur ma bonne étoile, la saison 2020 s’est passée bien mieux que ce qu’elle ne laissait présager.

J’ai pu participer à quatre épreuves majeures de longue distance qu'elles soient appelées ultra distance en autonomie complète, bikepacking race, ou randonnées au long cours chronométrées. 

L’arrivée de Gaby a changé la donne.

Au fil des vélos que Victoire m’a mis à disposition pendant les années précédentes, nous avons pu élaborer pour ce dernier une machine convenant parfaitement à ma pratique et mon physique, ainsi qu’adapter l’équipement en conséquence. Le résultat fut sans appel : j’ai tout de suite ressenti une bien meilleure efficacité lors de ma dernière Transcontinental Race en 2019 où j’ai pu passer sans encombre et dans les temps de course tous les parcours montagneux.


Fort de cette première impression j’ai eu à cœur de m’entrainer et progresser dans ce sens pour la saison suivante. Et rien de mieux que de se jeter dans la gueule du loup pour se confronter à ces difficultés : j’ai choisi en 2020 trois épreuves de grimpeurs ainsi que le traditionnel Born to Ride pour garder l’endurance entre ces aventures.

La route du diable

1426 km / 21382 m. D+ / Temps total : 117 h / classement : 18 ème

Cliquez ici pour découvrir la trace Komoot de Matthieu de la route du diable

Photo par Manivelle

Ce fut l’objectif après le premier confinement. Une sorte de revanche à prendre sur un début d’année tronqué.

J’avais comme objectif assez flou de faire une belle randonnée sans trop savoir à quoi m’attendre avec ce dénivelé positif brutal et constant. L’entrainement est une chose mais ne reflète jamais vraiment la réalité.
 Ce fut le bon déclic. Tout s’est passé à merveille. 
Malgré un départ chaotique où j’ai mis du temps à trouver mon rythme, tout s’est régulé comme par enchantement, les monts, les départements et les bivouacs se sont enchainés avec douceur, précision et conviction. Gaby n’a pas sourcillé, rien, il s’est fait discret et fidèle tout au long de ces incessantes ascensions et arriver dans une relative bonne forme au terme de se challenge me galvanisa pour la suite de la saison.

Born to ride 2020

1162 km / 12330 m. D+ / Temps total : 97 h. / Pas de classement sur cette épreuve

Cliquez ici pour découvrir la trace Komoot de Matthieu de la born to ride 2020

Photo par Manivelle

Il était question ici de confirmer ce que j’appellerai « un rythme de croisière ». Je savais déjà ce qui m’attendait pour la fin de saison et j’ai appréhendé cette édition comme un foncier géant. 
Bien entendu tout ne fut pas si simple et quelques pièges topographiques bien sentis sur le trajet ont pimentés cette traversée française. 
Ici aussi, la fiabilité de Gaby fut déconcertante, c’était à se demander où était la blague mais il n’y en avait pas, tout allait bien ! J’ai pu me concentrer sur ce que j’avais à faire et profiter pleinement de la route et des rencontres avec les participants.

Les 7 majeurs

367 km / 10 533 m. D+ / Temps total : 40 h. / Grade « Maitre » validé (Moins de 48 h. sans assistance)

Cliquez ici pour découvrir la trace Komoot des 7 majeurs de Matthieu

Photo par Manivelle

Pour le n°26 de 200 Magazine, actuellement en kiosque, avec Alain Puiseux et son fils Benjamin, nous nous sommes élancé à l’assaut de cet incroyable challenge.

Ici la difficulté semble évidente : Il n’y a pas de répit.
 Nous sommes dans la haute montagne, sans échappatoire. La seule option disponible pour souffler est la descente et ce n’est pas anodin.
 S’il faut certes un vélo adapté à grimper avec aisance les longs cols de montagne de part sa géométrie, ses matériaux, son poids et son équipement adéquat, il faudra que la machine se comporte aussi bien en descente si l’on espère récupérer un minimum avant le col suivant.


Pour ça, Gaby sait y faire également. Vif, stable et bien posé sur ses pneus de large section, il enchaine les lacets sans surprendre, avec précision, permettant ainsi de souffler tout en prenant un malin plaisir à faire monter les km/h en toute sécurité sur ces pentes sans fin.

Si nos cols français, larges, somptueux, sont des lieux époustouflants et souvent chargés d’une histoire mêlant la sportive et l’historique, je dois avouer que ce sont les cols italiens qui m’ont le plus émus.

Ayant choisi comme point de départ Briançon, ces cols s’attaquent en fin de première journée avant de refaire la bascule en France le lendemain en fin de matinée. Parcourir ces minuscules routes endommagées aux lueurs rasantes vous transporte, vous téléporte dans une histoire où la réalité fleurte avec le mythe.

The Two Volcano Sprint

1072 km / 22467 m. D+ / Temps total : 103 h. / classement : 26 ème

Cliquez ici pour accéder à la trace Komoot "the two volcano sprint" de Matthieu

Photo par Manivelle

C’était LA course de l’année. C’est un peu comme si tout ce que j’avais préparé pendant la saison devait se concrétiser ici.

Le niveau des pilotes internationaux était dingue, la topographie redoutable, le cut off exigeant. Il est encore un peu tôt pour raconter tout ce qui s’est passé pendant la course et un article dédié sera disponible en janvier dans le numéro 27 de 200 Magazine.

Ce que je peux en dire sur un aspect technique, c’est que la saison fut close avec brio, et je peux affirmer fièrement que Gaby a su m’emmener sans aucun pépin mécanique et me faire progresser là où je le souhaitais, déplaçant encore une fois le curseur des possibilités pour la saison 2021 qui est déjà potentiellement bien remplie de rendez vous exaltants !

Retrouvez le récit complet de Manivelle au sujet de la Two Volcano Sprint sur le site de café du cycliste en cliquant sur ce lien !

Manivelle
Au fil de ses épreuves et des entrainements qui les ont précédées, Gaby a su confirmer ses qualités et affirmer qu’il répondait bien au cahier des charges de notre vision d’une randonneuse sportive all road.
Manivelle

S’il est bien difficile de décrypter l’alchimie qui fait un vélo aussi polyvalent il y a tout de même quelques pistes.

  • Forcément, « le coup de crayon » à la conception. Savoir comment developer une géométrie dynamique, rassurante et prévisible tout en restant joueuse, ça ne s’invente pas, de même que le savoir faire du cadreur qui va concrétiser à la soudure les plans rêvés.
  • Bien choisir son acier est aussi important. Si j’avoue avoir beaucoup d’amour pour l’inox, j’ai pu constater sur le Véloce que j’ai également à disposition tous les avantages du Columbus Life dont gaby est aussi principalement composé. C’est un acier léger, plus facile à emmener que l’inox, doté de propriétés mécaniques proche du chamanisme. La manière dont la machine vous rend ce que vous lui donnez est déconcertante, comme une inertie constante, un pacte d’un donné pour un rendu. C’est une sensation absolument satisfaisante que de savoir que chaque effort entamé aura une incidence positive.
  • Les possibilités de fixations sont aussi bénéfiques. Gaby a été pensé pour l’aventure, et c’est sans complexe qu’il arbore une fourche à inserts, des fixations pour les sacoches de cadre, d’outils et même un garde boue qui n’est pas du luxe lorsque vous passez nuit et jour sous la pluie à lutter contre un chronomètre… Tous ces éléments annexes trouvent ainsi leurs places naturellement sans excès de sangles ou d’éléments mal arrimés qui pourraient s’avérer très agaçants au fil des kilomètres. Chaque chose à sa place. Et des soucis en moins.
  • Les composants aussi jouent leur rôle dans cette extrême polyvalence. Un cintre large et confortable, des périphériques fiables et d’excellente qualité, un choix de transmission éprouvé et simple à entretenir sont des éléments de grandes valeurs sur lesquels il serait dommage de passer avec trop de légèreté.
  • Les roues, un montage artisanal maison haut de gamme, léger et robuste, sont aussi de bonnes alliées. Grâce au dégagement du cadre, elles me permettent un large panel de sections allant du pneu lisse aux larges crampons me laissant la possibilité d’adapter mes gommes aux terrains principalement rencontrés. Leur fiabilité n’a jamais été mise en défaut, une réussite.

Je pense que la meilleure preuve de ces choix judicieux est que je n’ai absolument rien changé depuis sa naissance. Je n’ai fait que remplacer des pièces d’usure comme le plateau, la cassette ou la guidoline, des affaires courantes en somme !

Manivelle
Bien entendu, Woody n’est pas non plus resté à la cave. Initialement conçu comme mon vélo « à tout faire » il a su trouver sa place dans une pratique plus orienté loisir.
Ces multiples inserts, sa fourche « maison » quasi indestructible et son matériau en Inox en font une formidable randonneuse tout terrain qui semble ne craindre rien ni personne.
Manivelle

Chaussé de roue en 650 et pneus à crampons, je l’emmène un peu partout dans ma région, chargé de mes sacoches low rider pour des bivouacs sous tente 4 étoiles. 
Mais aussi et très récemment pour une première en Bikerafting. Une pratique assez curieuse qui consiste à transporter sur un des racks un ensemble gonflable raft / pagaie / matériel de sécurité, permettant de créer des chemins improbables entre route et descente de rivière en simplement démontant les deux roues du vélo et en l’arrimant fermement sur l’avant du bateau.

C’est une sensation unique que de pouvoir croiser les disciplines et s’offrir des parcours inaccessibles ou des bivouacs en bord de rivière mémorables.
 Cette aventure fut documentée pour le magazine 200 et sera ici aussi disponible dès le mois de janvier !

Prévisions pour l'année 2021

2021 est à notre porte et dans la même dynamique que cette année j’essaye de ne pas me laisser impressionner par les éventuels annulations et reports d’épreuves.

J’ai donc déjà procédé à l’inscription de plusieurs challenges et si le calendrier va s’étoffer au fur et à mesure (et dans la mesure des conditions sanitaires) je serai sur des épreuves encore une fois très excitantes où je ferai de mon mieux pour prendre du plaisir et mettre à profit les progrès réalisés en 2020 :

L'Agenda de Manivelle pour cette année 2021 :

Race Around RwandaFévrier

All Road race Gravel / Tarmac

Reportage 200 Magazine à suivre dans le n°28

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Three Peaks Bike raceJuillet

Road Race

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Torino Nice rallyeSeptember

Gravel Challenge

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The Trans Pyrénées Race No2Octobre

All Road race Gravel / Tarmac

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Suivant les dates finales ou le report de la TPR, je garde l’option de retourner sur la troisième 2VS :

Two Volcano Sprint 2021Octobre

Road Race with a few gravel traps

2020 se clôt donc comme une année riche en expériences et aventures pour Manivelle, dont vous retrouverez les récits dans le numéro de 200 actuellement en kiosque ainsi que dans les prochains qui paraîtront !

Le récit de la Two Volcano Sprint paraîtra également dans la gazette Café du cycliste.

L'année 2021, elle, se présente comme une feuille blanche que notre trio ne manquera pas de remplir. A bientôt pour de nouveaux récits !


Les fourches Unicrown Victoire

Nous sommes attachés à l'idée d'avoir le maximum de marge de manoeuvre possible lorsque nous réalisons un vélo chez Victoire. C'est cela qui nous permet de pouvoir répondre aux attentes les plus spécifiques et de fabriquer des vélos qui correspondent parfaitement à leurs propriétaires.

C'est la raison pour laquelle nous fabriquons, ici, à Beaumont, nos propres fourches Unicrown. En effet, avoir la possibilité de créer des fourches spécialement adaptées aux projets sur lesquels nous travaillons permet d'ouvrir le champ des possibles. Celles proposées par les fournisseurs ne savent pas toujours répondre aux besoins que nous avons car ceux-ci peuvent parfois sortir de l'ordinaire.

Nous tenions à vous parler plus amplement dans cet article des fourches Unicrown Victoire et de leur intéressant processus de fabrication.

Commençons par définir ce qu'est une fourche Unicrown. Quand on parle d'Unicrown, il s'agit en fait de deux fourreaux qui, à l'inverse d'une fourche à raccord, sont cintrés et viennent se positionner directement sur le pivot. Ce type de construction à l'avantage d'être très solide et présente donc un réel intérêt quand on désire, entre autres, transporter de la bagagerie dessus.

Créer ces fourches nous permet d'avoir pleinement la main sur la géométrie de nos vélos mais également sur ce que nous voulons intégrer à leur fabrication : nombre d'oeillets, freinage, fixation de lampe...

La fabrication se fait en plusieurs étapes. C'est un procédé qui demande minutie et concentration, car un tout petit décalage en début de processus prendra beaucoup d'ampleur et posera problème sur la fin de la réalisation. De ce fait, des opérations de contrôle et de vérification sont appliquées tout au long du processus.

Tout d'abord, les fourreaux sont travaillés de manière à pouvoir s'appliquer sur le pivot de fourche. De nombreux calculs et vérifications sont effectués afin de pouvoir apposer ceux-ci sur le pivot avec la bonne angulation.

Après plusieurs manipulations permettant de placer les fourreaux de niveau, ils sont fraisés pour pouvoir s'appliquer sur le pivot.

Ensuite, c'est au bas des fourreaux d'être travaillés afin d'épouser les pattes de la fourche. Ce sont ces réglages effectués avant le fraisage qui vont créer l'angle de chasse et la longueur de la fourche. A chaque fois qu'un fraisage est effectué, un nettoyage de la coupe est fait avec une ponceuse à bande.

Une fois que la fourche correspond aux côtes souhaitées, elle est ensuite pointée : C'est l'étape durant laquelle toutes les pièces constituant la fourche sont assemblées. Des points de laiton sont apposés pour fixer chaque partie l'une avec l'autre. Ici, une série de contrôles est réalisée afin d'être sûrs que la suite du processus peut être entamé sans erreurs.

On vérifie alors que la fourche reçoit la roue avant comme souhaité et que tout correspond à ce que l'on attend de celle-ci. La fourche est ensuite définitivement soudée.

Une fois que la fourche est faite d'une pièce, celle-ci est travaillée de manière à présenter tout ce qui est nécéssaire selon le projet auquel elle est destinée. Trous de passages pour les câbles d'une dynamo, système de fixation pour le système de freinage, oeillets pour garde-boues, porte bagages ou sacoches latérales, voilà autant de détails qui sont réalisés à ce stade de la production.

Ici, le stade de fabrication laisse place au travail de finition.

Le processus de fabrication ne se termine pas là : La fourche est assemblée et préparée mais il lui reste du chemin à parcourir dans l'atelier avant d'être prête à rouler. Il convient maintenant de s'appliquer à la finition de celle-ci afin d'aboutir à une réalisation finie et prête à l'utilisation.

On s'applique donc à nettoyer celle-ci et à la frotter avec du mirlon, un matériau abrasif rendant la surface uniforme. Ses cordons sont ensuite soigneusement polis, puis un produit est est passé sur la fourche pour protéger le matériau.

Vient alors l'étape de peinture de la fourche. Victoire réalise toutes les peintures des vélos incluant notre nouvelle identité graphique en interne, à l'atelier. Nos fourches Unicrown n'échappent pas à cette règle : une fois que la peinture du projet est validée, la fourche est apprêtée, poncée puis mise en peinture et finalement vernie. Réaliser la peinture de nos fourches et de nos potences en accord avec le reste du vélo permet d'aboutir à une esthétique cohérente et à un travail de finition total.

Voici quelques exemples de nos réalisations venant avec des fourches Unicrown :

Le Victoire N°424 : Le vélo quotidien tout confort de José

Le Victoire N°418 : Le polyvalent Breton de Romuald

Le Victoire N°394 : L'urbain rêvant d'aventure de Georges

Le Victoire N°245 : Le deuxième Victoire du Concours de Machines

Nous espérons que cet article aura su vous intéresser ! De la même manière que nous l'avons fait ici, nous vous présenterons par la suite le processus que nous employons pour la réalisation de nos potences sur-mesure et les avantages que comportent la fabrication d'une potence dédiée à un vélo spécifique. A très bientôt !


Victoire dans "Tout Clermont"

Tout-Clermont est un magazine centré sur l'activité de la capitale Auvergnate. Le cycle, ainsi que tous les bienfaits éco-sociaux qu'il apporte à l'espace urbain, sont mis à l'honneur dans l'édition de ce mois-ci. A l'heure de la dixième année de l'entreprise, Victoire a eu le plaisir de pouvoir partager son savoir-faire et son engagement sur quatre pages du magazine.

A travers l'oeil photographique de Mr Denis Pourcher, nous présentons notre travail, notre implication et notre engagement dans le développement de l'artisanat français. Le journaliste Olivier Perrot raconte dans l'article le parcours réalisé depuis la création de l'entreprise il y a maintenant presque dix ans.

Sur ces quatre pages, le magazine Tout Clermont aborde également la création de notre marque Distance, proposant des vélos "prêt-à-rouler" fabriqués dans notre atelier avec les mêmes procédés et les même critères de qualité que nos réalisations Victoire.

Cette nouvelle édition du magazine Tout Clermont est d'ores et déjà disponible en kiosque. Ce numéro intéressera tous ceux qui affectionnent Clermont-Ferrand, le cycle et toutes les problématiques qui gravitent autour !


Le séminaire de l'automne

Tous les ans, l’équipe Victoire part en séminaire. 

L’année dernière, il a eu lieu en Italie pour la visite des ateliers Mavic, Columbus et Campagnolo. Cette année nous sommes restés en Auvergne. Une sortie VTT de groupe nous emmena dans le Buron du Lac Servières. Au programme, réunion de travail au coin du poêle et nourriture locale. Ce fut l’occasion pour l'équipe de passer deux jours au grand complet, hors du cadre habituel de nos locaux. En effet, l’équipe a récemment intégré trois nouvelles recrues pour dynamiser la production. Ce fut également ici l'opportunité d'apprendre à mieux se connaître.

C’est au petit matin que l'équipe a pris la route, après quelques vérifications mécaniques, et préparation des casses-croutes.

La météo nous avait promis un temps humide. La sortie partait pour être boueuse.

Après avoir parcouru quelques kilomètres entre routes et chemins, nous somme arrivés d’abord dans la forêt de Ceyrat puis dans la Chaine des Puys sur le GR44. Le vent, les flaques et la silhouette des Puys dans la brume nous ont offert un beau panorama d’automne.

Malgré un petit souci de pneu, le froid, la pluie et la boue, l’équipe gardait le moral et nous sommes arrivés en début d’après-midi.

Au gîte du Lac Servières, le début de l’après-midi se déroula près du poêle pour certains et sous la douche pour d’autres. Une fois les affaires mises à sécher, les ventres remplis et le café servi, la réunion de travail a pu démarrer. Nous avons abordé l'élaboration de nouveaux produits et discuté organisation et efficacité.

Le terrain gras a laissé des traces sur les vélos comme sur nous.

Le dîner fut riche en discussions et en saveurs : la fondue locale et la vue sur le coucher de soleil nous ont donné les forces nécessaires pour le retour du lendemain.

Le retour fut aussi humide que l'aller, ce qui n'empêcha pas d'admirer la beauté de l'Auvergne.

Le groupe est resté complet durant tout le retour. Fatbike, XC et tout suspendus descendent l'un après l'autre les pierres et racines humides des sentiers.

À l’arrivée, lavage des vélos, douche et pizzas très attendues, l’occasion de faire un bilan de la sortie et de faire le point sur les idées évoquées la veille.

Promis, on vous présente le résultat de nos réflexions très bientôt!

L'équipe Victoire arrivée à l'atelier.


Un nouveau symbole pour Victoire

Le temps passe vite, et Victoire a bientôt 10 ans. Ces dix années furent rythmées par une évolution continue de la marque. Au commencement, Victoire devait être une marque de cadres et composants dédiés au pignon fixe. Ces différentes mutations nous ont permis d’aboutir à notre statut actuel de référence dans la fabrication artisanale de cycles.

Pour fêter nos dix ans, nous avons décidé d’ajuster notre identité de marque, de façon à mieux refléter nos valeurs.

L’élément le plus visible de cette refonte est notre nouveau badge de direction. De nombreuses discussions avec toute l’équipe au cours de la dernière année ont permis d’arriver aux conclusions suivantes : nous voulions un badge avec un symbole fort, qui porte à la fois l’héritage des cadreurs artisanaux et qui affiche nos convictions.

Après avoir exploré plusieurs pistes, nous avons décidé de relier notre badge à l’un des symboles forts de la Victoire, le laurier.  Evoquant notre respect de la nature, le laurier a été représenté de façon naturaliste. La finition de notre badge célèbre le laiton, l’un des matériaux que nous travaillons tous les jours pour assembler nos cadres en acier.

Tous les vélos Victoire arboreront dès maintenant notre nouveau symbole ainsi que notre logotype actualisé. N’hésitez pas à consulter notre page Tous les vélos pour découvrir nos dernières créations.


Nouveau site web

Cela faisait maintenant plusieurs semaines que nous travaillions sur un nouveau support web pour pouvoir vous présenter de la meilleure des manières notre savoir-faire et nos réalisations : notre nouveau site internet est désormais en ligne.

En plus de travailler la forme, nous avons également optimisé le fond en retravaillant les présentations de certains vélos, en mettant en ligne des inédits et en documentant de façon précise notre façon de travailler. N'hésitez pas à fouiller, à vous perdre dans nos réalisations et à nous faire part de vos retours. Par manque de temps, nous n'avons pas pu remettre tous les vélos présents sur le site, mais nous en ajouterons dès que notre planning nous le permettra.

Nous vous souhaitons une excellente lecture!


Les inserts pour porte-bidons

Nous fabriquons depuis 2016 nos propres inserts pour porte-bidon afin de répondre à des problématiques de durabilité. En effet, étant en inox, disposant d'une surface d'appui importante et n'étant pas peints, ceux-ci permettent lors du serrage du porte bidon de préserver la peinture du cadre et d'offrir un maintien supérieur. Ces inserts sont utilisés en nombre sur l'ensemble de nos cadres pour les porte-bidons, mais aussi pour les fixations de lampe ou de sacoches.

Conformément à notre idéologie, ces inserts sont fabriqués localement, à une trentaine de kilomètre de notre atelier par le sous traitant historique de nos moyeux.


Victoire prix spécial du jury aux Top Vélo Awards 2020

Nous sommes très fiers d’avoir reçu le prix spécial du jury aux Top Vélo Awards 2020 pour notre Victoire Cento n°1.  Ce vélo est le premier d’une série limitée à 10 exemplaires. Ce qui distingue les Victoire Cento de nos autres réalisations est la série de tubes employée pour la fabrication du cadre : celle-ci provient de chez Columbus, il s'agit également d'une édition (très) limitée. Les tubes Columbus Cento, reconnaissables grâce à la forme caractéristique de la douille de pédalier, commémorent le centième anniversaire de notre partenaire italien et représentent la quintessence de leur savoir-faire. Les propriétés mécaniques des tubes Cento sont parfaitement adaptées à la construction du vélo cyclosportif ultime.

Alexandre Lombardo, Top Vélo
J’ai ressenti autant d’émotion lorsque je suis monté sur la selle du Victoire Cento que lorsque je me suis assis la première fois dans un fauteuil Lounge Chair, sur la selle d’une MV F4 ou dans le fin baquet d’une Type-E. (…) Le Cento vous donne du rêve et ne vous vend pas une quelconque fiche technique qui sera dépassée dans deux ans. Ce vélo est terriblement juste et les rêves sont immortels…
Alexandre Lombardo, Top Vélo

Chacun des 10 exemplaires de Victoire Cento sera unique, construit selon les souhaits et les besoins du client. Retrouvez l’intégralité du Supertest Top Vélo et plus d’infos sur les Victoire Cento sur le blog.


La série Columbus Cento 

La série Columbus Cento a été lancée en 2019 en série limitée, célébrant les 100 ans de la marque milanaise. Les tubes Cento concentrent tout le savoir-faire de Columbus et permettent la réalisation du vélo de route cyclosportif ultime. Chaque tube a été conçu pour améliorer le rendement du cadre sans nuire au confort légendaire de l’acier.L’intégralité de cette série a été produite et vendue et les vélos assemblés en Cento deviendront donc des objets de collection. Nous avons décidé chez Victoire de commander 10 séries de tubes, de façon à créer 10 Victoire Cento uniques, tous gravés à la mains de 1 à 10 en plus du numéro de série Victoire.Contrairement aux autres séries de tubes Columbus qui permettent de réaliser plusieurs types de vélos, la série Cento est entièrement dédiée au cyclosport. N’imaginez donc pas un Cento de voyage ou de Gravel, le résultat ne serait pas adapté.

Ici, chaque tube a été optimisé soit pour favoriser le transfert de puissance à la roue arrière, soit pour améliorer le confort et donc le lien à la route:

Le tube diagonal présente la plus grosse section jamais vue sur un tube diagonal Columbus (44mm), tout en pesant le poids d’un tube diagonal Zona en 31.7mm de diamètre grâce à son épaisseur fine de 0.4mm. Cela permet d’augmenter fortement la rigidité du cadre pour un poids identique à un cadre acier classique.

  • Le tube de selle a un profil conique avec un diamètre de 28.6mm au sommet pour augmenter le confort et de 31.7mm en bas pour verrouiller la boîte de pédalier. La zone du puits de selle est également renforcée par une pièce à braser qui reprend le profil du logo Columbus avec élégance.
  • Le tube supérieur a un profil similaire au tube de selle. en effet, le diamètre est plus important au niveau de la douille pour optimiser la précision de pilotage. La zone vers la tige de selle quant à elle mesure 28.6mm pour permettre une flexion de celle-ci et donc une meilleure absorption des chocs.
  • Le boîtier de pédalier est certainement la pièce la plus représentative de la série Cento. Entièrement usinée, elle est compatible avec des roulements au standard BSA tout en présentant un diamètre au centre de 50mm, là aussi pour limiter les déformations dans cette zone et augmenter le transfert de puissance. 
  • Idem pour les bases : avec un profil oval de 36mm de haut au niveau du boîtier, ce sont les versions modernes de la célèbre série Max. 
  • Les haubans voient le retour du profil bi-conique chez Columbus. De faible diamètre au niveau des pattes et du puits de selle, le diamètre passe à 17mm au niveau du passage de roues pour favoriser la rigidité latérale. Ce sont également les haubans les plus fins jamais créés, seulement 0.5mm sur toute la section.

Autre fait notable pour la série Cento, Il existe trois tailles de kits de tubes différentes. Un tube pour la fabrication d’un vélo est construit généralement de la manière suivante : l’épaisseur est plus faible au centre pour le gain de poids (0.4mm ici) et est plus importante aux extrémités dans un but de renforcement ainsi que de bon usinage et soudage du cadre. Ces zones mesurent de 80mm à 120mm pour ajuster la longueur en fonction de la taille du cycliste. Ici les zones sont les plus courtes possibles (40mm), c’est la zone de faible épaisseur qui varie de manière à avoir pour chaque cadre le tube le plus léger possible.

Chaque Victoire Cento, forcément réalisé sur mesure, sera associé à une fourche Columbus Futura (disc ou caliper), sera disponible seulement en montage complet et assemblé avec les meilleurs composants du marché.Si vous désirez le vélo de route ultime et ultra performant tout en restant confortable grâce aux propriétés mécaniques de l’acier, tout cela avec un supplément d’exclusivité, alors la série Cento est faite pour vous. Il n’y aura que 10 Victoire Cento et trois exemplaires sont déjà réservés ou produits avant même l’annonce officielle, de ce fait dépêchez vous si vous êtes intéressés.

Rendez-vous le 16 janvier pour la présentation du Victoire Cento 1/10 !


Olivier : cadreur chez Victoire

A travers cette rubrique, nous vous proposons de découvrir les acteurs de Victoire. 

Pour commencer, voici Olivier, toulousain d'origine, arrivé à l'atelier durant un glacial mois de janvier 2017. Olivier a depuis bien trouvé ses marques et il est actuellement en charge d'une partie de la production des projets Victoire. Jeune père comblé, passionné de randonnée (il a traversé la nouvelle Zélande à pieds) et amateur de pneus et guidons (très) larges, Olivier sera ravi de vous faire découvrir notre savoir-faire et d'échanger avec vous autour d'un café si vous venez visiter notre atelier.

Vous pouvez suivre Olivier sur instagram : @_molybdene_

Ton premier vélo ?
Un rockrider 320 jaune MTB rigide. Mais avant ça, il me semble avoir « piloté » un « bi-crotte » jante plastique à baton, un beau vélo d’hypermarché.

Ton vélo actuel ?
Le premier vélo que j’ai fabriqué avec l’aide de Matthieu Chollet (Pechtregon) et terminé en beauté ici chez nous (Victoire). Une randonneuse en 650 équipée à l’ancienne.

Ta première chute (ou la plus marquante) à vélo ?
Une sortie à VTT dans la Clape au-dessus de Gruissan. Je me revois les deux genoux en sang tenant le vélo d’une main à flanc de falaise. La deuxième chute me fit arrêter d’essayer à tout prix de suivre plus doué que moi.

Combien de temps as-tu mis pour finir ton premier vélo ?
Le premier, deux ans je pense. Oui, c’est long, mais je suis un bonhomme qui aime prendre le temps nécessaire.

Combien de temps as-tu mis pour finir le dernier cadre sur lequel tu as travaillé ?
35 heures, peut-être un peu moins. Ben oui, c’est 17485 heures de moins que le premier…

Ton outil préféré ?
Pffff… c’est difficile ça ! J’aime manier le chalumeau. Oui, je sais : banal pour notre métier. 

Quelle série de tubes préfères-tu travailler ?
J’apprécie la simplicité du Zona et sa robustesse. 

Ta référence en construction artisanale de vélos ?
Difficile à dire, j’aime de nombreuses créations toutes aussi différentes les unes que les autres et de nombreux artisans qui ont une vision parfois aux antipodes. J’aime admirer le travail de Nestor Czernysz. Il essaye, parle de ses échecs et tente toujours de nouvelles expérimentations.

Les trois cadreurs que tu préfères suivre sur instagram ?
Chris Blandford - @theblandbicycle
Sander - @heimbicycles
Enrico Maria Bellé - @bellecycles

Depuis combien de temps travailles tu chez Victoire ?
Un peu plus de deux ans maintenant. Route ou chemin ? Chemin avec des arbres autour, les montagnes au loin et les vaches pas loin.

Laiton ou argent ? 
Les deux, j’ai un faible pour la couleur du laiton… bien que… l’argent est plus simple à polir tout de même.

1’’1/8 ou 44mm ?
1’’ 1/8 

BSA ou T47 ?
BSA

Attache rapide ou axe traversant ?
Axe traversant.

Droit ou cintré ? 
Droit avec un cintrage au bout. 

Mono, double ou triple plateau ? 
Mono c’est plus simple. 

Passages internes ou externe ? 
Externe avec de jolis cables apparents. Oui, môsieur !

Pédales plates ou auto ? 
Plates d’un côté et autos de l’autre. Il faut juste attendre qu’une marque en sorte de jolies.

Ta taille (et largeur) de roue de prédilection ? 
Je veux du 27,5‘’ en 3’’ (ou plus) s’il vous plait.

La forme du guidon de ton futur vélo ? 
J’y réfléchis encore mais il sera bizarre… 

La dernière chose que tu as apprise ?

La prochaine chose que tu as envie d’apprendre ? 
Je veux tout apprendre… Ok, j’aimerais bien apprendre à survivre

Le projet que tu n’as pas encore réalisé, mais que tu rêves de faire ? 
Un Clunker avec des … Non, je n’en dirai pas plus, c’est top secret. 

Les trois chansons que tu préfères passer à l’atelier ? 
Côte Concorde - Feu Chatterton Buddy Guy - Hard Time Killing Floor A light in the Addict - Action Bronson et aussi Juliette Armanet - L’amour en solitaire

Ta dernière sortie ?
Une longue sortie qui débuta de nuit et finit de nuit. Une belle sortie autour du massif du Sancy.

Ta prochaine sortie ?
Une autre longue sortie mais avec un campement, un feu de bois et une rivière au milieu.

Le mot de la fin ?
Kanpai !


Un détour vers l'Italie

Du 11 au 14 novembre, nous nous sommes rendus en Italie après un crochet par Annecy pour rendre visite à nos trois plus importants fournisseurs, Mavic, Columbus et Campagnolo.

Mavic

La première journée fut consacrée à la visite des installations Mavic à Annecy : découverte de la gamme de roues 2021 en exclusivité, visite du Mavic Service Center et du Service Course, mais aussi réunions de travail pour préparer quelques projets en commun pour le printemps prochain..
Un grand merci à Fares, Fanny, Rémi, Maxime, Sébastien, Madeleine, Franck, Michel et toute l'équipe au sang jaune pour leur formidable accueil!

Columbus

Second volet de notre voyage en Italie : Caleppio di Settala et la mythique usine de Columbus. Cent ans d'histoire et un savoir-faire exceptionnel que nous avons pu découvrir durant une journée entière. Ce fut également l'occasion de travailler sur des demandes spécifiques : profils, diamètres et épaisseurs furent discutés pour pouvoir proposer les meilleures caractéristiques sur nos cadres Victoire.
Encore une fois un accueil au top, merci à toute l'équipe Columbus.

Campagnolo

Le dernier jour fut consacré à la visite de Campagnolo. Nous n'avons pas eu le droit de prendre de photos de l'intérieur de l'usine, et ce pour une bonne raison : nous étions présents pour découvrir un tout nouveau groupe Campagnolo, que nous avons tous pu tester sur un magnifique parcours de 40km dans la campagne de Vincenza.

Une chose est sure, nous sommes très impatients de pouvoir rouler avec ce nouveau groupe!

Un immense merci à Valentino, Dino, Nicollo et Nicollo pour cette immersion dans cette usine mythique!

laurier
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