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Le journal de bord

Où on vous raconte la vie dans l’atelier, les sorties sur les routes et les chemins, les histoires de nos vélos et celles de leurs propriétaires.


Victoire dans "Tout Clermont"

Tout-Clermont est un magazine centré sur l'activité de la capitale Auvergnate. Le cycle, ainsi que tous les bienfaits éco-sociaux qu'il apporte à l'espace urbain, sont mis à l'honneur dans l'édition de ce mois-ci. A l'heure de la dixième année de l'entreprise, Victoire a eu le plaisir de pouvoir partager son savoir-faire et son engagement sur quatre pages du magazine.

A travers l'oeil photographique de Mr Denis Pourcher, nous présentons notre travail, notre implication et notre engagement dans le développement de l'artisanat français. Le journaliste Olivier Perrot raconte dans l'article le parcours réalisé depuis la création de l'entreprise il y a maintenant presque dix ans.

Sur ces quatre pages, le magazine Tout Clermont aborde également la création de notre marque Distance, proposant des vélos "prêt-à-rouler" fabriqués dans notre atelier avec les mêmes procédés et les même critères de qualité que nos réalisations Victoire.

Cette nouvelle édition du magazine Tout Clermont est d'ores et déjà disponible en kiosque. Ce numéro intéressera tous ceux qui affectionnent Clermont-Ferrand, le cycle et toutes les problématiques qui gravitent autour !


Le séminaire de l'automne

Tous les ans, l’équipe Victoire part en séminaire. 

L’année dernière, il a eu lieu en Italie pour la visite des ateliers Mavic, Columbus et Campagnolo. Cette année nous sommes restés en Auvergne. Une sortie VTT de groupe nous emmena dans le Buron du Lac Servières. Au programme, réunion de travail au coin du poêle et nourriture locale. Ce fut l’occasion pour l'équipe de passer deux jours au grand complet, hors du cadre habituel de nos locaux. En effet, l’équipe a récemment intégré trois nouvelles recrues pour dynamiser la production. Ce fut également ici l'opportunité d'apprendre à mieux se connaître.

C’est au petit matin que l'équipe a pris la route, après quelques vérifications mécaniques, et préparation des casses-croutes.

La météo nous avait promis un temps humide. La sortie partait pour être boueuse.

Après avoir parcouru quelques kilomètres entre routes et chemins, nous somme arrivés d’abord dans la forêt de Ceyrat puis dans la Chaine des Puys sur le GR44. Le vent, les flaques et la silhouette des Puys dans la brume nous ont offert un beau panorama d’automne.

Malgré un petit souci de pneu, le froid, la pluie et la boue, l’équipe gardait le moral et nous sommes arrivés en début d’après-midi.

Au gîte du Lac Servières, le début de l’après-midi se déroula près du poêle pour certains et sous la douche pour d’autres. Une fois les affaires mises à sécher, les ventres remplis et le café servi, la réunion de travail a pu démarrer. Nous avons abordé l'élaboration de nouveaux produits et discuté organisation et efficacité.

Le terrain gras a laissé des traces sur les vélos comme sur nous.

Le dîner fut riche en discussions et en saveurs : la fondue locale et la vue sur le coucher de soleil nous ont donné les forces nécessaires pour le retour du lendemain.

Le retour fut aussi humide que l'aller, ce qui n'empêcha pas d'admirer la beauté de l'Auvergne.

Le groupe est resté complet durant tout le retour. Fatbike, XC et tout suspendus descendent l'un après l'autre les pierres et racines humides des sentiers.

À l’arrivée, lavage des vélos, douche et pizzas très attendues, l’occasion de faire un bilan de la sortie et de faire le point sur les idées évoquées la veille.

Promis, on vous présente le résultat de nos réflexions très bientôt!

L'équipe Victoire arrivée à l'atelier.


Un nouveau symbole pour Victoire

Le temps passe vite, et Victoire a bientôt 10 ans. Ces dix années furent rythmées par une évolution continue de la marque. Au commencement, Victoire devait être une marque de cadres et composants dédiés au pignon fixe. Ces différentes mutations nous ont permis d’aboutir à notre statut actuel de référence dans la fabrication artisanale de cycles.

Pour fêter nos dix ans, nous avons décidé d’ajuster notre identité de marque, de façon à mieux refléter nos valeurs.

L’élément le plus visible de cette refonte est notre nouveau badge de direction. De nombreuses discussions avec toute l’équipe au cours de la dernière année ont permis d’arriver aux conclusions suivantes : nous voulions un badge avec un symbole fort, qui porte à la fois l’héritage des cadreurs artisanaux et qui affiche nos convictions.

Après avoir exploré plusieurs pistes, nous avons décidé de relier notre badge à l’un des symboles forts de la Victoire, le laurier.  Evoquant notre respect de la nature, le laurier a été représenté de façon naturaliste. La finition de notre badge célèbre le laiton, l’un des matériaux que nous travaillons tous les jours pour assembler nos cadres en acier.

Tous les vélos Victoire arboreront dès maintenant notre nouveau symbole ainsi que notre logotype actualisé. N’hésitez pas à consulter notre page Tous les vélos pour découvrir nos dernières créations.


Nouveau site web

Cela faisait maintenant plusieurs semaines que nous travaillions sur un nouveau support web pour pouvoir vous présenter de la meilleure des manières notre savoir-faire et nos réalisations : notre nouveau site internet est désormais en ligne.

En plus de travailler la forme, nous avons également optimisé le fond en retravaillant les présentations de certains vélos, en mettant en ligne des inédits et en documentant de façon précise notre façon de travailler. N'hésitez pas à fouiller, à vous perdre dans nos réalisations et à nous faire part de vos retours. Par manque de temps, nous n'avons pas pu remettre tous les vélos présents sur le site, mais nous en ajouterons dès que notre planning nous le permettra.

Nous vous souhaitons une excellente lecture!


Les inserts pour porte-bidons

Nous fabriquons depuis 2016 nos propres inserts pour porte-bidon afin de répondre à des problématiques de durabilité. En effet, étant en inox, disposant d'une surface d'appui importante et n'étant pas peints, ceux-ci permettent lors du serrage du porte bidon de préserver la peinture du cadre et d'offrir un maintien supérieur. Ces inserts sont utilisés en nombre sur l'ensemble de nos cadres pour les porte-bidons, mais aussi pour les fixations de lampe ou de sacoches.

Conformément à notre idéologie, ces inserts sont fabriqués localement, à une trentaine de kilomètre de notre atelier par le sous traitant historique de nos moyeux.


Victoire prix spécial du jury aux Top Vélo Awards 2020

Nous sommes très fiers d’avoir reçu le prix spécial du jury aux Top Vélo Awards 2020 pour notre Victoire Cento n°1.  Ce vélo est le premier d’une série limitée à 10 exemplaires. Ce qui distingue les Victoire Cento de nos autres réalisations est la série de tubes employée pour la fabrication du cadre : celle-ci provient de chez Columbus, il s'agit également d'une édition (très) limitée. Les tubes Columbus Cento, reconnaissables grâce à la forme caractéristique de la douille de pédalier, commémorent le centième anniversaire de notre partenaire italien et représentent la quintessence de leur savoir-faire. Les propriétés mécaniques des tubes Cento sont parfaitement adaptées à la construction du vélo cyclosportif ultime.

Alexandre Lombardo, Top Vélo
J’ai ressenti autant d’émotion lorsque je suis monté sur la selle du Victoire Cento que lorsque je me suis assis la première fois dans un fauteuil Lounge Chair, sur la selle d’une MV F4 ou dans le fin baquet d’une Type-E. (…) Le Cento vous donne du rêve et ne vous vend pas une quelconque fiche technique qui sera dépassée dans deux ans. Ce vélo est terriblement juste et les rêves sont immortels…
Alexandre Lombardo, Top Vélo

Chacun des 10 exemplaires de Victoire Cento sera unique, construit selon les souhaits et les besoins du client. Retrouvez l’intégralité du Supertest Top Vélo et plus d’infos sur les Victoire Cento sur le blog.


La série Columbus Cento 

La série Columbus Cento a été lancée en 2019 en série limitée, célébrant les 100 ans de la marque milanaise. Les tubes Cento concentrent tout le savoir-faire de Columbus et permettent la réalisation du vélo de route cyclosportif ultime. Chaque tube a été conçu pour améliorer le rendement du cadre sans nuire au confort légendaire de l’acier.L’intégralité de cette série a été produite et vendue et les vélos assemblés en Cento deviendront donc des objets de collection. Nous avons décidé chez Victoire de commander 10 séries de tubes, de façon à créer 10 Victoire Cento uniques, tous gravés à la mains de 1 à 10 en plus du numéro de série Victoire.Contrairement aux autres séries de tubes Columbus qui permettent de réaliser plusieurs types de vélos, la série Cento est entièrement dédiée au cyclosport. N’imaginez donc pas un Cento de voyage ou de Gravel, le résultat ne serait pas adapté.

Ici, chaque tube a été optimisé soit pour favoriser le transfert de puissance à la roue arrière, soit pour améliorer le confort et donc le lien à la route:

Le tube diagonal présente la plus grosse section jamais vue sur un tube diagonal Columbus (44mm), tout en pesant le poids d’un tube diagonal Zona en 31.7mm de diamètre grâce à son épaisseur fine de 0.4mm. Cela permet d’augmenter fortement la rigidité du cadre pour un poids identique à un cadre acier classique.

  • Le tube de selle a un profil conique avec un diamètre de 28.6mm au sommet pour augmenter le confort et de 31.7mm en bas pour verrouiller la boîte de pédalier. La zone du puits de selle est également renforcée par une pièce à braser qui reprend le profil du logo Columbus avec élégance.
  • Le tube supérieur a un profil similaire au tube de selle. en effet, le diamètre est plus important au niveau de la douille pour optimiser la précision de pilotage. La zone vers la tige de selle quant à elle mesure 28.6mm pour permettre une flexion de celle-ci et donc une meilleure absorption des chocs.
  • Le boîtier de pédalier est certainement la pièce la plus représentative de la série Cento. Entièrement usinée, elle est compatible avec des roulements au standard BSA tout en présentant un diamètre au centre de 50mm, là aussi pour limiter les déformations dans cette zone et augmenter le transfert de puissance. 
  • Idem pour les bases : avec un profil oval de 36mm de haut au niveau du boîtier, ce sont les versions modernes de la célèbre série Max. 
  • Les haubans voient le retour du profil bi-conique chez Columbus. De faible diamètre au niveau des pattes et du puits de selle, le diamètre passe à 17mm au niveau du passage de roues pour favoriser la rigidité latérale. Ce sont également les haubans les plus fins jamais créés, seulement 0.5mm sur toute la section.

Autre fait notable pour la série Cento, Il existe trois tailles de kits de tubes différentes. Un tube pour la fabrication d’un vélo est construit généralement de la manière suivante : l’épaisseur est plus faible au centre pour le gain de poids (0.4mm ici) et est plus importante aux extrémités dans un but de renforcement ainsi que de bon usinage et soudage du cadre. Ces zones mesurent de 80mm à 120mm pour ajuster la longueur en fonction de la taille du cycliste. Ici les zones sont les plus courtes possibles (40mm), c’est la zone de faible épaisseur qui varie de manière à avoir pour chaque cadre le tube le plus léger possible.

Chaque Victoire Cento, forcément réalisé sur mesure, sera associé à une fourche Columbus Futura (disc ou caliper), sera disponible seulement en montage complet et assemblé avec les meilleurs composants du marché.Si vous désirez le vélo de route ultime et ultra performant tout en restant confortable grâce aux propriétés mécaniques de l’acier, tout cela avec un supplément d’exclusivité, alors la série Cento est faite pour vous. Il n’y aura que 10 Victoire Cento et trois exemplaires sont déjà réservés ou produits avant même l’annonce officielle, de ce fait dépêchez vous si vous êtes intéressés.

Rendez-vous le 16 janvier pour la présentation du Victoire Cento 1/10 !


Olivier : cadreur chez Victoire

A travers cette rubrique, nous vous proposons de découvrir les acteurs de Victoire. 

Pour commencer, voici Olivier, toulousain d'origine, arrivé à l'atelier durant un glacial mois de janvier 2017. Olivier a depuis bien trouvé ses marques et il est actuellement en charge d'une partie de la production des projets Victoire. Jeune père comblé, passionné de randonnée (il a traversé la nouvelle Zélande à pieds) et amateur de pneus et guidons (très) larges, Olivier sera ravi de vous faire découvrir notre savoir-faire et d'échanger avec vous autour d'un café si vous venez visiter notre atelier.

Vous pouvez suivre Olivier sur instagram : @_molybdene_

Ton premier vélo ?
Un rockrider 320 jaune MTB rigide. Mais avant ça, il me semble avoir « piloté » un « bi-crotte » jante plastique à baton, un beau vélo d’hypermarché.

Ton vélo actuel ?
Le premier vélo que j’ai fabriqué avec l’aide de Matthieu Chollet (Pechtregon) et terminé en beauté ici chez nous (Victoire). Une randonneuse en 650 équipée à l’ancienne.

Ta première chute (ou la plus marquante) à vélo ?
Une sortie à VTT dans la Clape au-dessus de Gruissan. Je me revois les deux genoux en sang tenant le vélo d’une main à flanc de falaise. La deuxième chute me fit arrêter d’essayer à tout prix de suivre plus doué que moi.

Combien de temps as-tu mis pour finir ton premier vélo ?
Le premier, deux ans je pense. Oui, c’est long, mais je suis un bonhomme qui aime prendre le temps nécessaire.

Combien de temps as-tu mis pour finir le dernier cadre sur lequel tu as travaillé ?
35 heures, peut-être un peu moins. Ben oui, c’est 17485 heures de moins que le premier…

Ton outil préféré ?
Pffff… c’est difficile ça ! J’aime manier le chalumeau. Oui, je sais : banal pour notre métier. 

Quelle série de tubes préfères-tu travailler ?
J’apprécie la simplicité du Zona et sa robustesse. 

Ta référence en construction artisanale de vélos ?
Difficile à dire, j’aime de nombreuses créations toutes aussi différentes les unes que les autres et de nombreux artisans qui ont une vision parfois aux antipodes. J’aime admirer le travail de Nestor Czernysz. Il essaye, parle de ses échecs et tente toujours de nouvelles expérimentations.

Les trois cadreurs que tu préfères suivre sur instagram ?
Chris Blandford - @theblandbicycle
Sander - @heimbicycles
Enrico Maria Bellé - @bellecycles

Depuis combien de temps travailles tu chez Victoire ?
Un peu plus de deux ans maintenant. Route ou chemin ? Chemin avec des arbres autour, les montagnes au loin et les vaches pas loin.

Laiton ou argent ? 
Les deux, j’ai un faible pour la couleur du laiton… bien que… l’argent est plus simple à polir tout de même.

1’’1/8 ou 44mm ?
1’’ 1/8 

BSA ou T47 ?
BSA

Attache rapide ou axe traversant ?
Axe traversant.

Droit ou cintré ? 
Droit avec un cintrage au bout. 

Mono, double ou triple plateau ? 
Mono c’est plus simple. 

Passages internes ou externe ? 
Externe avec de jolis cables apparents. Oui, môsieur !

Pédales plates ou auto ? 
Plates d’un côté et autos de l’autre. Il faut juste attendre qu’une marque en sorte de jolies.

Ta taille (et largeur) de roue de prédilection ? 
Je veux du 27,5‘’ en 3’’ (ou plus) s’il vous plait.

La forme du guidon de ton futur vélo ? 
J’y réfléchis encore mais il sera bizarre… 

La dernière chose que tu as apprise ?

La prochaine chose que tu as envie d’apprendre ? 
Je veux tout apprendre… Ok, j’aimerais bien apprendre à survivre

Le projet que tu n’as pas encore réalisé, mais que tu rêves de faire ? 
Un Clunker avec des … Non, je n’en dirai pas plus, c’est top secret. 

Les trois chansons que tu préfères passer à l’atelier ? 
Côte Concorde - Feu Chatterton Buddy Guy - Hard Time Killing Floor A light in the Addict - Action Bronson et aussi Juliette Armanet - L’amour en solitaire

Ta dernière sortie ?
Une longue sortie qui débuta de nuit et finit de nuit. Une belle sortie autour du massif du Sancy.

Ta prochaine sortie ?
Une autre longue sortie mais avec un campement, un feu de bois et une rivière au milieu.

Le mot de la fin ?
Kanpai !


Un détour vers l'Italie

Du 11 au 14 novembre, nous nous sommes rendus en Italie après un crochet par Annecy pour rendre visite à nos trois plus importants fournisseurs, Mavic, Columbus et Campagnolo.

Mavic

La première journée fut consacrée à la visite des installations Mavic à Annecy : découverte de la gamme de roues 2021 en exclusivité, visite du Mavic Service Center et du Service Course, mais aussi réunions de travail pour préparer quelques projets en commun pour le printemps prochain..
Un grand merci à Fares, Fanny, Rémi, Maxime, Sébastien, Madeleine, Franck, Michel et toute l'équipe au sang jaune pour leur formidable accueil!

Columbus

Second volet de notre voyage en Italie : Caleppio di Settala et la mythique usine de Columbus. Cent ans d'histoire et un savoir-faire exceptionnel que nous avons pu découvrir durant une journée entière. Ce fut également l'occasion de travailler sur des demandes spécifiques : profils, diamètres et épaisseurs furent discutés pour pouvoir proposer les meilleures caractéristiques sur nos cadres Victoire.
Encore une fois un accueil au top, merci à toute l'équipe Columbus.

Campagnolo

Le dernier jour fut consacré à la visite de Campagnolo. Nous n'avons pas eu le droit de prendre de photos de l'intérieur de l'usine, et ce pour une bonne raison : nous étions présents pour découvrir un tout nouveau groupe Campagnolo, que nous avons tous pu tester sur un magnifique parcours de 40km dans la campagne de Vincenza.

Une chose est sure, nous sommes très impatients de pouvoir rouler avec ce nouveau groupe!

Un immense merci à Valentino, Dino, Nicollo et Nicollo pour cette immersion dans cette usine mythique!


Chris King Open House 2019

Chris King, référence mondiale pour les moyeux, jeux de directions et boitier de pédalier, nous a invité en octobre 2019 à leur événement annuel, le Chris King Open House, pour présenter notre travail au sein de leur usine installé à Portland, dans l'Oregon (USA). Nous avons pour l'occasion réalisé un Victoire équipé des dernières pièces Chris King, dans le coloris disponible en série (très) limitée, le Matte Bourbon.

Portland, ville paisible du nord-est des Etats-Unis, concentre bon nombre d'acteurs du marché du cycle artisanal américain. On peut y rencontrer cadreurs comme Breadwinner, Speedvagen, Sim Works, ou encore The Blend. Mais le plus connu de tous est sans aucun doute Chris King, en activité depuis plus de 40 ans et produisant les meilleurs pièces à roulements de toute l'industrie du cycle. Preuve de cette qualité sans faille, toutes le spièces Chris King sont désormais garantie à vie.

L'événement se déroulait sur trois jours, avec un programme bien chargé.

Après une première rencontre avec le personnel, le premier jour fut consacré à une conférence et un moment d'échange regroupant différents acteurs du cycle. Ce fut l'occasion de rencontrer et de discuter avec quelques confrères comme Adeline de Mercredi.

Un Builder Summit était au programme du vendredi. Après un petit-déjeuner dans les locaux Chris King, tous les cadreurs sont partis découvrir les routes de l'Oregon en direction de la ferme de Mr Chris King pour un barbecue, suivi d'un nouveau moment d'échange avec différents acteurs du cyclisme, comme Enve, Sram ou encore QBP (distributeur américain).

Le samedi, Chris King ouvrait ses portes au public, l'occasion de découvrir à la fois leur formidable outil de production mais aussi les 18 vélos de cadreurs créés spécialement pour l'occasion (dont notre Victoire n°417), et les deux nouveaux coloris Chris King, le Matte Bourbon et le Violet.

Présent lors du Chris King Open House auquel nous venons de participer, John Prolly du site The Radavist a documenté toutes les réalisations exposées dont le Victoire n° 417 de Xavier. L'ensemble des vélos est présenté au travers de deux articles que vous pouvez retrouver ici et ici. Merci à John @theradavist pour sa sympathie et les photos!

Path Less Pedaled est une chaine Youtube dirigée par Russ et Laura, deux passionés habitant à Portland dans l'Oregon. Path Less Pedaled se focalise sur l'aventure à vélo avec des tutoriels pour bien voyager, des essais de vélos ou encore des reportages sur les différents acteurs du cycle artisanal. Laura et Russ se sont rendus à l'Open House Chris King et ont réalisé deux vidéos que vous pouvez retrouver ci dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=PfU8Sqo0j7k

https://www.youtube.com/watch?v=5ObDVlepjNU


Les coulisses du Concours de Machines 2019

Après deux participations comme concurrents en 2016 et 2017 puis une en tant que membre du jury en 2018, nous avions à coeur de nous lancer à nouveau dans l'aventure du Concours de Machines. Le thème de cette année, Paris-Brest-Paris, nous attirait particulièrement. Épreuve mythique, elle fait souvent partie des habitudes de notre clientèle attirée par la randonnée et la longue distance.

Six mois avant la course, plusieurs choses nous sont apparues évidentes : ce vélo pour le Concours serait un terrain d’exploration, un prototype qui nous permettrait de sortir de notre zone de confort et de tester de nouvelles idées. Voici l’aventure de la réalisation de ce vélo unique, vainqueur du Concours de Machine 2019.

Un système de démontage en fabrication additive

Première contrainte importante : ce vélo devait être démontable. Nous fûmes rapidement d’accord pour faire en sorte que le vélo puisse être entièrement démonté à l’aide d’une simple clé allen de 5mm. Nous avons donc conçu notre propre système de coupleurs dont la fabrication a été confiée à une entreprise locale : Add-Up, spécialisée dans la fabrication additive. La fabrication additive peut être assimilée à de l’impression 3D mais ici, la technologie réalise des micro-soudures de poussière de métal de façon à monter une pièce couche par couche. Résultat ; des pièces uniques extrêmement résistantes, aux caractéristiques mécaniques supérieures aux pièces obtenues par moulage comme les pièces de raccords de cadres.

Un vélo de voyage très sportif !

La deuxième contrainte imposée par le Concours de Machines concernait les problèmes d’engourdissement des mains suite aux 90h de rang à tenir le guidon.Nous avons fait le choix d’écarter la solution classique des prolongateurs de triathlon par soucis de poids et d’esthétisme et avons cherché a intégrer les composants de l’avant du vélo.Une fois n'est pas coutume, la fourche aura pris presque autant de temps à fabriquer que le cadre. 45 heures de travail auront été nécessaires pour réaliser cet ensemble qui condense en une seule pièce la fourche, la potence, les prolongateurs et le porte-bagage. Cette solution a permis d'économiser du poids tout en épurant les lignes du vélo.Cette fourche accueille une sacoche spécifique, là aussi conçue en interne et fabriquée chez Helmut, à Chambéry par Rodolphe Pascuito. 

Un cadre allégé

La fabrication du cadre aura nécessité environ 50 heures de travail à deux cadreurs, au cours de deux semaines intenses. Réalisé en tubes Columbus Life,ilne pèse pas plus lourd qu'un cadre classique, malgré le système de coupleurs maison. Toutes les petites pièces brasées sont réalisées en inox, de façon à supprimer le risque de corrosion. Une fois n'est pas coutume, la douille de direction est au standard 1'', malgré le système de freinage à disque. Cette originalité permet de gagner un poids conséquent sur l'avant du vélo. Un gain permis par design de la fourchequi assure la rigidité du train avant.

Un vélo le plus recyclable possible

Nous nous sommes également imposé une contrainte supplémentaire : réduire l'utilisation de pièces plastiques au strict minimum, et bannir complètement le carbone. Cet objectif très important pour nous, permettait d’être fidèle à l’un des principes fondamentaux de Victoire : minimiser notre empreinte tout en s’efforçant d’améliorer le monde qui nous entoure. Notre projet est ainsi constitué de matériaux recyclables, et nous avons privilégié les pièces robustes et faciles à réparer. 

Pour atteindre cet objectif du “zéro carbone”, nous avons fait le choix du groupe Sram Rival, de rayons très léger et résistants Sapim Superspoke et de roues Mavic Open Pro que nous avons percées pour un gain de poids maximum. Quant aux pneus, après un premier choix qui s’était porté sur des 32, l’étude du terrain par notre pilote nous a fait opter pour des pneus plus fins, en 28 qui se sont révélés très utiles pour absorber les longs passages sur des routes au revêtement très efficace. 

Ce prototype a également servi à valider certains choix techniques, dont la transmission. Tom a testé testé plusieurs braquets avant de trouver le compromis idéal avec un plateau de 38 associé avec sa cassette 9/32. Ce braquet lui offrait la possibilité de mettre de la puissance sur les longs plats roulants comme d’emmener un vélo chargé de quatorze kilos dans les bosses bretonnes.

“Le vélo est rigide et nerveux, surtout pour une randonneuse qui n’est normalement pas prévue pour présenter ces qualités là”, raconte Tom.” Le pédalier en titane a beaucoup rigidifié l’ensemble et le poids supplémentaire était très bien réparti avec environ un kilo et demi dans chaque bagage. Je ne ressentais aucun problème dans les relances alors que sur une autre épreuve longue distance, la BTR, je n’étais chargé qu’à l’arrière et me sentais plus géné en montée avec un vélo pourtant plus léger.”

La préparation du pilote

Nous avons vite fait le choix de lancer quelqu’un de l’équipe dans la grande aventure des brevets. Tom le Dren, qui s’occupe du rayonnage des roues et du montage des vélos, était partant malgré son inexpérience sur les longues distances. 

Pour participer à la course quatre brevets (200, 300, 400 et 600 km) sont nécessaires. Ces brevets ont donc jalonné la préparation très physique de notre pilote. Tom a également ajouté un Tour du Mont Blanc à son programme pour compléter son entraînement. 

“Je partais totalement dans l’inconnu”, nous a expliqué Tom. “J’ai dû tout apprendre, et les brevets demandent une organisation bien particulière. Dès le premier, alors que j’attendais des gens pour valider mon passage, je me suis rendu compte sur place qu’il me fallait aller faire tamponner ma carte dans un commerce pour prouver mon passage.” Pour ces brevets, il a roulé sur un vélo destiné à mettre au point sa position typée longue distance, différente de sa position“course”. Nous avons donc réalisé une nouvelle étude posturale pour qu'il puisse aborder les 1200km du Paris-Brest-Paris avec le maximum de confort possible. La position plus haute et un drop moins accentué que sur son vélo habituel a permis d’atténuer les douleurs habituelles des longues distances. 

“Les prolongateurs, notamment au retour, m’ont été d’une grande aide”, explique Tom. “J’ai pu faire du 29 km/h pendant deux heures et demi après 900 kilomètres et ils m’ont permis d’économiser de l’énergie. C’est tellement confortable de ne plus se crisper sur le guidon et de reposer ses bras, son cou, ses mains… Tout le haut du corps est soulagé d’un coup grâce à cette position.”

Mettre au point la machine en même temps que le pilote était le défi de ce Concours. “Une des choses les plus compliquées à gérer sur la longue distance, c’est la gestion de l’effort sur les plats, dans le vent… On est complètement seul parce qu’il est très rare, voire impossible de trouver des compagnons de route qui sont exactement au même rythme sur le vélo, mais aussi dans la gestion de leurs pauses. Le plus dur, c’est la nuit, avec les risques de somnolence, et s’habituer à dormir dans des endroits insolites. Sur le brevet du 600 km j’ai même dormi dans le sas d’une banque ! 

J’ai aussi beaucoup souffert du froid et de l’humidité. Mon corps me demandait toujours plus de nourriture et pourtant je ne sentais plus d’énergie.

Ce qui m’a aussi beaucoup surpris, c’est qu’avec la fatigue, on passe par tous les états émotionnels en quelques minutes. Pendant la troisième nuit, en arrivant vers Paris, c’était très dur mentalement. Mais j’ai beaucoup aimé cette expérience et tout ce travail avec l’équipe pour préparer l’épreuve. Depuis, j’ai pris le goût de la longue distance. On y découvre d’autres intérêts que purement sportifs. J’aimerais refaire le Paris-Brest-Paris pour améliorer mon temps grâce à cette première expérience.”

Parti avec autant d'envie que d'humilité, les efforts et la persévérance de Tom ont payé : après 62 heures de course, il a terminé premier des pilotes du Concours.

Tom en pleine discussion avec Rodolphe (Helmut Equipement) et Nicolas Joly au départ du Paris-Brest-Paris.

Le Victoire au contrôle après le passe de la ligne d'arrivée.

laurier
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