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Le journal de bord

Où on vous raconte la vie dans l’atelier, les sorties sur les routes et les chemins, les histoires de nos vélos et celles de leurs propriétaires.


Des nouvelles de Manivelle

Matthieu, également connu sous le nom de Manivelle, est graphiste, directeur artistique du magazine 200, ambassadeur Victoire, mais surtout passionné de longue distance ainsi que de cyclisme en général. Nous travaillons en étroite collaboration avec lui depuis plusieurs années, tant au niveau graphique que sportif.

Matthieu possède deux fidèles compagnons de route Victoire, Gaby et Woody, qui l'ont accompagné dans de nombreux périples. Tous les trois ont vécu une année pleine d'aventures et de défis.

En cette fin d'année et à l'occasion de la mise à jour de notre site incluant les vélos de Manivelle, nous souhaitions vous apporter aujourd'hui des nouvelles de ces trois compagnons.

Voici donc un compte rendu de la saison 2020 vue à travers les yeux de Matthieu, Gaby et Woody.

La saison 2020 et l'arrivée de Gaby

Malgré les contraintes sanitaires, avec un peu d’organisation et en misant, il faut le dire, sur ma bonne étoile, la saison 2020 s’est passée bien mieux que ce qu’elle ne laissait présager.

J’ai pu participer à quatre épreuves majeures de longue distance qu'elles soient appelées ultra distance en autonomie complète, bikepacking race, ou randonnées au long cours chronométrées. 

L’arrivée de Gaby a changé la donne.

Au fil des vélos que Victoire m’a mis à disposition pendant les années précédentes, nous avons pu élaborer pour ce dernier une machine convenant parfaitement à ma pratique et mon physique, ainsi qu’adapter l’équipement en conséquence. Le résultat fut sans appel : j’ai tout de suite ressenti une bien meilleure efficacité lors de ma dernière Transcontinental Race en 2019 où j’ai pu passer sans encombre et dans les temps de course tous les parcours montagneux.


Fort de cette première impression j’ai eu à cœur de m’entrainer et progresser dans ce sens pour la saison suivante. Et rien de mieux que de se jeter dans la gueule du loup pour se confronter à ces difficultés : j’ai choisi en 2020 trois épreuves de grimpeurs ainsi que le traditionnel Born to Ride pour garder l’endurance entre ces aventures.

La route du diable

1426 km / 21382 m. D+ / Temps total : 117 h / classement : 18 ème

Cliquez ici pour découvrir la trace Komoot de Matthieu de la route du diable

Photo par Manivelle

Ce fut l’objectif après le premier confinement. Une sorte de revanche à prendre sur un début d’année tronqué.

J’avais comme objectif assez flou de faire une belle randonnée sans trop savoir à quoi m’attendre avec ce dénivelé positif brutal et constant. L’entrainement est une chose mais ne reflète jamais vraiment la réalité.
 Ce fut le bon déclic. Tout s’est passé à merveille. 
Malgré un départ chaotique où j’ai mis du temps à trouver mon rythme, tout s’est régulé comme par enchantement, les monts, les départements et les bivouacs se sont enchainés avec douceur, précision et conviction. Gaby n’a pas sourcillé, rien, il s’est fait discret et fidèle tout au long de ces incessantes ascensions et arriver dans une relative bonne forme au terme de se challenge me galvanisa pour la suite de la saison.

Born to ride 2020

1162 km / 12330 m. D+ / Temps total : 97 h. / Pas de classement sur cette épreuve

Cliquez ici pour découvrir la trace Komoot de Matthieu de la born to ride 2020

Photo par Manivelle

Il était question ici de confirmer ce que j’appellerai « un rythme de croisière ». Je savais déjà ce qui m’attendait pour la fin de saison et j’ai appréhendé cette édition comme un foncier géant. 
Bien entendu tout ne fut pas si simple et quelques pièges topographiques bien sentis sur le trajet ont pimentés cette traversée française. 
Ici aussi, la fiabilité de Gaby fut déconcertante, c’était à se demander où était la blague mais il n’y en avait pas, tout allait bien ! J’ai pu me concentrer sur ce que j’avais à faire et profiter pleinement de la route et des rencontres avec les participants.

Les 7 majeurs

367 km / 10 533 m. D+ / Temps total : 40 h. / Grade « Maitre » validé (Moins de 48 h. sans assistance)

Cliquez ici pour découvrir la trace Komoot des 7 majeurs de Matthieu

Photo par Manivelle

Pour le n°26 de 200 Magazine, actuellement en kiosque, avec Alain Puiseux et son fils Benjamin, nous nous sommes élancé à l’assaut de cet incroyable challenge.

Ici la difficulté semble évidente : Il n’y a pas de répit.
 Nous sommes dans la haute montagne, sans échappatoire. La seule option disponible pour souffler est la descente et ce n’est pas anodin.
 S’il faut certes un vélo adapté à grimper avec aisance les longs cols de montagne de part sa géométrie, ses matériaux, son poids et son équipement adéquat, il faudra que la machine se comporte aussi bien en descente si l’on espère récupérer un minimum avant le col suivant.


Pour ça, Gaby sait y faire également. Vif, stable et bien posé sur ses pneus de large section, il enchaine les lacets sans surprendre, avec précision, permettant ainsi de souffler tout en prenant un malin plaisir à faire monter les km/h en toute sécurité sur ces pentes sans fin.

Si nos cols français, larges, somptueux, sont des lieux époustouflants et souvent chargés d’une histoire mêlant la sportive et l’historique, je dois avouer que ce sont les cols italiens qui m’ont le plus émus.

Ayant choisi comme point de départ Briançon, ces cols s’attaquent en fin de première journée avant de refaire la bascule en France le lendemain en fin de matinée. Parcourir ces minuscules routes endommagées aux lueurs rasantes vous transporte, vous téléporte dans une histoire où la réalité fleurte avec le mythe.

The Two Volcano Sprint

1072 km / 22467 m. D+ / Temps total : 103 h. / classement : 26 ème

Cliquez ici pour accéder à la trace Komoot "the two volcano sprint" de Matthieu

Photo par Manivelle

C’était LA course de l’année. C’est un peu comme si tout ce que j’avais préparé pendant la saison devait se concrétiser ici.

Le niveau des pilotes internationaux était dingue, la topographie redoutable, le cut off exigeant. Il est encore un peu tôt pour raconter tout ce qui s’est passé pendant la course et un article dédié sera disponible en janvier dans le numéro 27 de 200 Magazine.

Ce que je peux en dire sur un aspect technique, c’est que la saison fut close avec brio, et je peux affirmer fièrement que Gaby a su m’emmener sans aucun pépin mécanique et me faire progresser là où je le souhaitais, déplaçant encore une fois le curseur des possibilités pour la saison 2021 qui est déjà potentiellement bien remplie de rendez vous exaltants !

Retrouvez le récit complet de Manivelle au sujet de la Two Volcano Sprint sur le site de café du cycliste en cliquant sur ce lien !

Manivelle
Au fil de ses épreuves et des entrainements qui les ont précédées, Gaby a su confirmer ses qualités et affirmer qu’il répondait bien au cahier des charges de notre vision d’une randonneuse sportive all road.
Manivelle

S’il est bien difficile de décrypter l’alchimie qui fait un vélo aussi polyvalent il y a tout de même quelques pistes.

  • Forcément, « le coup de crayon » à la conception. Savoir comment developer une géométrie dynamique, rassurante et prévisible tout en restant joueuse, ça ne s’invente pas, de même que le savoir faire du cadreur qui va concrétiser à la soudure les plans rêvés.
  • Bien choisir son acier est aussi important. Si j’avoue avoir beaucoup d’amour pour l’inox, j’ai pu constater sur le Véloce que j’ai également à disposition tous les avantages du Columbus Life dont gaby est aussi principalement composé. C’est un acier léger, plus facile à emmener que l’inox, doté de propriétés mécaniques proche du chamanisme. La manière dont la machine vous rend ce que vous lui donnez est déconcertante, comme une inertie constante, un pacte d’un donné pour un rendu. C’est une sensation absolument satisfaisante que de savoir que chaque effort entamé aura une incidence positive.
  • Les possibilités de fixations sont aussi bénéfiques. Gaby a été pensé pour l’aventure, et c’est sans complexe qu’il arbore une fourche à inserts, des fixations pour les sacoches de cadre, d’outils et même un garde boue qui n’est pas du luxe lorsque vous passez nuit et jour sous la pluie à lutter contre un chronomètre… Tous ces éléments annexes trouvent ainsi leurs places naturellement sans excès de sangles ou d’éléments mal arrimés qui pourraient s’avérer très agaçants au fil des kilomètres. Chaque chose à sa place. Et des soucis en moins.
  • Les composants aussi jouent leur rôle dans cette extrême polyvalence. Un cintre large et confortable, des périphériques fiables et d’excellente qualité, un choix de transmission éprouvé et simple à entretenir sont des éléments de grandes valeurs sur lesquels il serait dommage de passer avec trop de légèreté.
  • Les roues, un montage artisanal maison haut de gamme, léger et robuste, sont aussi de bonnes alliées. Grâce au dégagement du cadre, elles me permettent un large panel de sections allant du pneu lisse aux larges crampons me laissant la possibilité d’adapter mes gommes aux terrains principalement rencontrés. Leur fiabilité n’a jamais été mise en défaut, une réussite.

Je pense que la meilleure preuve de ces choix judicieux est que je n’ai absolument rien changé depuis sa naissance. Je n’ai fait que remplacer des pièces d’usure comme le plateau, la cassette ou la guidoline, des affaires courantes en somme !

Manivelle
Bien entendu, Woody n’est pas non plus resté à la cave. Initialement conçu comme mon vélo « à tout faire » il a su trouver sa place dans une pratique plus orienté loisir.
Ces multiples inserts, sa fourche « maison » quasi indestructible et son matériau en Inox en font une formidable randonneuse tout terrain qui semble ne craindre rien ni personne.
Manivelle

Chaussé de roue en 650 et pneus à crampons, je l’emmène un peu partout dans ma région, chargé de mes sacoches low rider pour des bivouacs sous tente 4 étoiles. 
Mais aussi et très récemment pour une première en Bikerafting. Une pratique assez curieuse qui consiste à transporter sur un des racks un ensemble gonflable raft / pagaie / matériel de sécurité, permettant de créer des chemins improbables entre route et descente de rivière en simplement démontant les deux roues du vélo et en l’arrimant fermement sur l’avant du bateau.

C’est une sensation unique que de pouvoir croiser les disciplines et s’offrir des parcours inaccessibles ou des bivouacs en bord de rivière mémorables.
 Cette aventure fut documentée pour le magazine 200 et sera ici aussi disponible dès le mois de janvier !

Prévisions pour l'année 2021

2021 est à notre porte et dans la même dynamique que cette année j’essaye de ne pas me laisser impressionner par les éventuels annulations et reports d’épreuves.

J’ai donc déjà procédé à l’inscription de plusieurs challenges et si le calendrier va s’étoffer au fur et à mesure (et dans la mesure des conditions sanitaires) je serai sur des épreuves encore une fois très excitantes où je ferai de mon mieux pour prendre du plaisir et mettre à profit les progrès réalisés en 2020 :

L'Agenda de Manivelle pour cette année 2021 :

Race Around RwandaFévrier

All Road race Gravel / Tarmac

Reportage 200 Magazine à suivre dans le n°28

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Three Peaks Bike raceJuillet

Road Race

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Torino Nice rallyeSeptember

Gravel Challenge

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The Trans Pyrénées Race No2Octobre

All Road race Gravel / Tarmac

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Suivant les dates finales ou le report de la TPR, je garde l’option de retourner sur la troisième 2VS :

Two Volcano Sprint 2021Octobre

Road Race with a few gravel traps

2020 se clôt donc comme une année riche en expériences et aventures pour Manivelle, dont vous retrouverez les récits dans le numéro de 200 actuellement en kiosque ainsi que dans les prochains qui paraîtront !

Le récit de la Two Volcano Sprint paraîtra également dans la gazette Café du cycliste.

L'année 2021, elle, se présente comme une feuille blanche que notre trio ne manquera pas de remplir. A bientôt pour de nouveaux récits !

laurier
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