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Pour faire un beau vélo, il faut beaucoup discuter.
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Le journal de bord

Où on vous raconte la vie dans l’atelier, les sorties sur les routes et les chemins, les histoires de nos vélos et celles de leurs propriétaires.


Chaque jour, l’aventure à vélo.

Romuald parcourt les routes de Bretagne sur son Victoire n°418. Surfeur amateur, il profite des sensations de glisse que lui apporte son vélo lors des ses longues sorties le long du Cap Sizun, un endroit sauvage propice à la méditation.

L'engagement de Romuald pour l'environnement et une consommation raisonnée, tournée vers le local, se traduit au quotidien dans la façon qu'il a de gérer les deux Biocoop qu'il dirige. Toutes ces valeurs, que nous partageons, sont visibles sur le site qu'il a créé : La maison biologique, agrémenté de très belles photos.
Romuald a souhaité partager avec nous un texte qu'il a écrit sur sa passion du vélo comme moyen de se recentrer sur l'essentiel. Une invitation à s'évader...

Romuald
Le vélo a toujours fait partie de ma vie. Depuis ma plus petite enfance, j’ai pratiqué le cyclisme. Cette passion, je la dois à mon père, éperdument amoureux du vélo et de la petite reine.
Romuald

« Coursier, il m’a transmis cette flamme pour le vélo et nous a porté haut les bras, mon frère ainé et moi, sur les routes de campagnes qui sont devenues des parcours d’entraînement et les courses du dimanche. Ma mère n’était pas en reste. Toujours bienveillante, elle m’a soutenu dans mes explorations et motivé dans mes épreuves, que ce soient les durs entrainements de l’hiver comme les courses les plus exigeantes. »

Pédaler, c'est une ode à la liberté...

« Circuler à vélo est une ode à la liberté, c’est sans doute précisément là que j’ai forgé et ancré cette valeur si précieuse à mon cœur. Pédaler pour le plaisir de l’exploration et m’évader sur le tracé blanc discontinu des routes de ma campagne, c’est tout ce qui m’importait lorsque j’étais enfant. Le vélo a probablement été pour moi mon plus grand guide. Celui qui m’a ouvert le champ de tous les possibles, la quête de nouveaux horizons et cette envie irrésistible de toujours aller voir un peu plus loin ce que le monde veut nous offrir. Au grand dam de mes parents, il m’a poussé à prendre mes premières responsabilités, à commencer par celle de repousser les limites autorisées pour appréhender un nouveau cap et franchir un horizon jusque-là inconnu. »

La promesse de l'aube... à vélo

« La promesse de mon compagnon à deux roues, c’est la quête des chemins qui restent à faire et à découvrir. C’est l’esprit d’aventure et ce bonheur de dessiner des courbes et de surfer les routes. Appartenir à cette communauté des rayons libres et du régime en selle, c’est ouvrir son cœur aux
émotions les plus nourricières. Pratiquer le vélo, c’est faire appel à tous nos sens et nous donner l’opportunité de voir le monde sous un nouvel angle, une nouvelle fenêtre. Décider de monter en selle, c’est aussi se donner l’opportunité d’entrer en communion avec l’éveil de la nature, à l’image de cette matinée photographiée où j’ai croisé le regard surpris d’un chevreuil à la recherche du meilleur feuillage et où j’ai côtoyé l’envol d’oiseaux marins dans la baie des Trépassés. Sortir à vélo, dès l’aube, c’est la promesse d’une lumière qui offre à la nature sa plus belle robe mais c’est aussi l’assurance d’une tranquillité sereine face à son humeur matinale et le roulis de son dérailleur. »

Son territoire dans les cuisses...

« Pour moi, pratiquer la bicyclette, c’est emprunter la juste vitesse pour lire le monde qui nous entoure. Se donner un bon de sortie à vélo, c’est prendre le pouls de la géographie du territoire qu’on explore. Ici, dans le Cap-Sizun, enfourcher son deux-roues, c’est partir à la découverte d’un archipel.

Emprunter les routes et chemins vous invitent à naviguer d’un village à l’autre, sur une perpétuelle houle bitumée ou caillouteuse, en flirtant avec les talus et sous-bois pour se jouer des caprices du vent toujours présent. L’acidité cumulée dans les cuisses vous témoigne de la topographie du territoire et vous invite à l’humilité et la gestion dans l’effort pour garantir un retour à la maison. »

Dérouler des kilomètres et mieux se connaître...

« Un passeport pour la liberté, un moteur pour son éducation et son émancipation, le vélo est un formidable outil d’introspection. Au plus jeune âge, explorer le monde par le vélo développe l’intelligence pratique, l’esprit d’initiative, l’autonomie et l’endurance, j’en suis persuadé. Sa pratique
exacerbe nos fragilités et nous confronte à nos limites. Chaque journée passée en selle vous donne l’occasion d’explorer un peu plus loin qui vous êtes au fond. »

« Dérouler les kilomètres aiguise la ténacité et vous élève sur la route de l’attention, de l’habilité et de la clairvoyance. Le vélo affûte l’observation, l’esprit d’anticipation et de déduction. Activité de plein air à part entière, la pratique cycliste rejoint les disciplines du surf, de la course en pleine nature, de l’escalade, de la randonnée…en proposant à sa communauté une perspective plus large sur la vie qui donne plus d’ampleur à l’humanité. »

Mes vélos, un fil d’Ariane accroché aux espérances d’un petit garçon.

« Mes vélos ont été mes compagnons de route durant mon chemin de vie et ils continuent de l’être. Depuis mon vélo Gitane pour fêter mes six ans à mon vélo Victoire aujourd’hui, ils ont figé des souvenirs, marqué des moments de vie, laissé des empruntes, parfois même indélébiles, en témoignent certaines cicatrices. Ils m’ont invité à l’exploration, confronté aux apprentissages de la circulation, de l’orientation, ou encore de la mécanique. »

« En me portant dans l’action, mes vélos ont été le vecteur de mon émancipation, de mon feu intérieur, de mon éveil de conscience environnementale et d’une plus grande connaissance de moi-même. Mes vélos ont toujours fait partie de mon espace proche. Je crois qu’ils ont toujours été là, à portée de vue, comme un fil d’Ariane qui me lie à mon enfant intérieur en m’invitant à ne pas perdre cette espérance de l’évasion et de liberté. »

Soyez ambitieux, adoptez un régime en selle.

« Vous l’aurez compris, habiter le monde à vélo, c’est repenser notre présence au monde. Le vélo, vecteur de mobilité depuis plus d’un siècle, résonne plus que jamais comme une réponse aux défis de notre époque. S’autoriser à détendre le temps par l’adoption de cette mobilité, c’est aussi concevoir notre espace plus largement et renouveler l’imaginaire de nos liens, qu’ils soient sociaux, environnementaux ou territoriaux. Adopter ce régime, c’est agir sur le renfort de son métabolisme et de sa santé mentale mais c’est aussi protéger l’environnement et les espaces naturels pour les générations futures. »

laurier
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