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Victoire n°595 vu de trois-quarts avant sur une petite route

Après des années sur des vélos en carbone, Francis voulait revenir à l'acier. Cycliste de route de longue date, il avait en tête une machine italienne dans la plus pure tradition : freins à patins, groupe Campagnolo mécanique et peinture aux accents transalpins. Pour la construire, nous avons ressorti une série de tubes que nous pensions ne plus jamais travailler, la Columbus Cento. Voici le Victoire n°595.

Victoire n°595, vélo de route en acier Columbus Cento, vu de profil côté transmission
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Francis roule deux à trois fois par semaine, 140 à 150 km par sortie, plus une semaine par an avec des copains. Pour son nouveau vélo, il tenait à des composants Campagnolo. À ses yeux, aucun autre équipementier n'incarne aussi bien l'histoire du vélo. Par extension, il voulait éviter autant que possible les pièces fabriquées en Asie, une démarche proche de celle de Nicolas sur le Cento nacré n°498. Côté esthétique, il souhaitait pouvoir admirer un vélo sans câble apparent le long des tubes, et peint selon ses envies.

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Pour une machine de route italienne et traditionnelle, la série Columbus Cento s'imposait. Créée par le fabricant transalpin pour célébrer ses cent ans, elle n'est plus produite. Nous pensions avoir livré le dernier Victoire Cento avec le n°571 de Kevin, mais nos confrères de Cyfac disposaient encore d'une série non utilisée : elle est devenue le cadre de Francis. On y retrouve ce qui fait le caractère de ces tubes, déjà décrit sur le Cento n°6 de Sébastien : une douille de direction conique qui accueille directement les roulements, un tube diagonal de 44 mm de diamètre et un boîtier de pédalier en forme de boule, au standard BSA. Grégoire a construit le cadre dans notre atelier de Beaumont, selon la géométrie définie lors de l'étude posturale de Francis.

Comme Francis le souhaitait, gaines et câbles passent à l'intérieur du cadre. De fines barrettes en inox protègent la peinture de la douille des frottements des gaines, et le serrage de la tige de selle est brasé directement sur le cadre.

Poste de pilotage du Victoire n°595 vu de face, capot de potence doré et rameau Victoire
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À l'avant, la fourche carbone Columbus Futura Caliper, complément naturel de la série Cento, a été peinte avec le cadre. Elle tourne dans un jeu de direction Chris King DropSet 2 en version rouge. La potence Columbus Trittico, déjà montée sur le classique inoxydable de Denis, associe un corps en carbone, peint assorti au cadre, à un capot en aluminium forgé, doré comme les logos. Une bague de réglage brevetée permet d'ajuster sa longueur (jusqu'à 5 mm) et son angle, de quoi affiner la position sans changer de potence. Ses vis dissimulées entretiennent la ligne épurée que recherchait Francis. Elle tient un cintre carbone Teravail Feldspar à la partie supérieure aplatie. Initialement prévu pour le gravel, il permet ici de faciliter l'accès à la partie basse du cintre. Les porte-bidons sont signés Columbus, et Francis a choisi une selle Reform.

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Pour la transmission, Francis a retenu le groupe Campagnolo Super Record mécanique à 12 vitesses, le haut de gamme du fabricant italien et l'un des derniers à exister en version freins à patins. Le pédalier double plateau en 50/34 est associé à une cassette 11-32, un étagement qui garde de la réserve pour les côtes en fin de sortie longue. C'est une configuration que nous avons déjà montée sur l'anachronique de Patrick, autre vélo de route resté fidèle aux patins.

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Francis possédait déjà une paire de roues carbone Corima 32 WS+, fabriquées en France, que nous avons montées sur son Victoire avec des boyaux Vittoria Corsa. Le freinage est confié aux étriers Super Record. Pour un cycliste de route de longue date comme Francis, les patins restent une solution simple, légère et facile à entretenir, comme sur le bolide italien de Cédric.

Tube diagonal avec lettrage Victoire doré sur le dégradé blanc et bleu
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La peinture, signée Max, part d'un blanc nacré à l'arrière du vélo pour glisser vers un bleu métallisé à l'avant, parcouru de motifs dans des bleus plus clairs, du cadre à la fourche et jusqu'à la potence. Les logos Victoire et Columbus, le rameau sur la douille et le nom de Francis sur le tube supérieur sont peints en doré. Francis souhaitait quelques références à l'Italie : un fin liseré aux couleurs du drapeau italien court le long de l'arrière du tube de selle, et l'intérieur des pattes de cadre et de la patte de dérailleur reprend les mêmes couleurs.

Le tube de selle porte, peints, le numéro du vélo et le nom de ceux qui l'ont fait naître : Grégoire à la fabrication, Max à la peinture, Antoine à l'assemblage, ainsi que la mention des tubes Columbus Cento.

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Après ses premières sorties, Francis a partagé ses impressions avec notre équipe. La position est immédiatement la bonne : il est à l'aise sur le plat comme en descente, et se place dans le creux du cintre avec confort et aisance. C'est tout le sens du sur-mesure.

Francis
L'objectif, atteint, était de revenir aux sources du « vrai vélo » : un cadre sur-mesure fabriqué avec des aciers modernes.
Francis
Victoire n°595 vu de trois-quarts dans une ruelle ensoleillée