La randonneuse aînée de Christophe
C'est son frère cadet, Loïc, qui l'a mis à la longue distance. Depuis, Christophe ne s'arrête plus : Paris-Brest-Paris, diagonales, les kilomètres s'enchaînent. Nous lui avons construit un vélo taillé pour rouler loin et vite, en miroir du Victoire n°588 de Loïc. Même base inox, même philosophie, mais un caractère plus sobre. Voici le Victoire n°589 de Christophe.


Christophe nous a rencontré lors du Paris-Brest-Paris avec une petite idée en tête : l'envie de se faire un vélo s'il terminait l'épreuve.
Nous l'avons donc revu quelques mois plus tard avec son frère, pour un double projet comme nous aimons tant les traiter (voir les vélos de Fabrice et Frédéric).
Le cahier des charges de Christophe partait de la même base que celui de son frère : un cadre inox nerveux, des roues carbone, une transmission électronique, et une intégration propre des bagages et de l'éclairage dynamo. Mais là où Loïc voulait de la couleur, Christophe cherchait la discrétion. Le vert Aston Martin métallisé qui habille une partie du cadre donne le ton : sobre, profond, presque anglais. Le reste suit cette logique : guidoline noire, composants noirs, sacoches sable. Un vélo qui ne cherche pas à se faire remarquer.




On retrouve la même base que sur le n°588 de Loïc : des tubes Columbus XCR assemblés par Grégoire avec des brasures au laiton, et un porte-bagages arrière intégré en inox. La différence se lit dans le traitement de surface : là où le cadre de Loïc est entièrement brut, celui de Christophe joue sur le contraste entre l'inox poli du tube diagonal et des bases, et le vert sauge métallisé qui habille le tube supérieur, les haubans et le tube de direction. Les rondelles de cuir qui isolent les haubans du porte-bagages limitent les vibrations entre les tubes et le rack, une technique efficace et esthétique que l'on retrouve sur la randonneuse fraternelle de Jean-Louis.




Les deux frères roulent avec le même groupe SRAM Force AXS électronique sans fil, double plateau, avec capteur de puissance au pédalier. L'absence de câbles simplifie l'intégration et l'entretien sur un vélo de longue distance. Le boîtier de pédalier Chris King ThreadFit est en noir, comme l'ensemble des composants. Les freins à disque hydrauliques SRAM Force avec disques Centerline XR complètent le montage.




Les roues sont des ENVE SES 4.5 en carbone, chaussées de Hutchinson Blackbird Racing Lab en tubeless (Loïc a préféré des Schwalbe Pro One sur son n°588, question de goût). Le moyeu avant est un SON dynamo, associé à un moyeu arrière Chris King noir. L'éclairage suit le même principe que sur la randonneuse agile de Philippe : un phare Sinewave Cycles Beacon alimenté par la dynamo, avec chargeur USB intégré, et un feu arrière câblé en interne dans la patte.




Les sacoches Pop Pin's reprennent le même gabarit que celles du n°588, mais dans un tissu X-Pac sable avec des cordons verts et une doublure intérieure orange, en accord avec la palette du vélo. La sacoche de tube supérieur court de la potence au collier de selle, ouverte par le dessus. La sacoche arrière se clipse sur le porte-bagages via le système Rouge mécanique de chez Jolie Rouge. Le sable dialogue avec le vert métallisé et l'inox brossé, un choix plus discret que les sacoches blanches de Loïc.




Max a peint le tube supérieur, le tube de direction, le haut du tube de selle et les haubans dans un vert métallisé, sobre et profond. Les garde-boues sont en carbone, peints en noir, avec deux fines bandes vertes qui reprennent la teinte du cadre. Le contraste avec l'inox brut du tube diagonal et des bases est discret mais lisible. Sur le tube de direction, le rameau Victoire doré, en relief. La potence Deda a été peinte en vert assorti, et la guidoline noire complète un ensemble volontairement sobre, à l'opposé du n°588 de Loïc, haut en couleur. La selle et la tige de selle Deda Elementi en carbone noir ont été choisies par Christophe pour ses longues heures en selle.

Je suis absolument ravi de mon vélo, c'est le premier sur lequel je roule et avec lequel je n'ai pas l'impression de "me battre" quand je suis dans le dur. Un vrai plaisir, merci à tous pour cela.

Christophe est venu avec son frère en octobre pour réceptionner sa machine. Ils en ont profité pour arpenter l'Auvergne quatre jours durant : " Trop bien! 4 jours passés à tourner autour de Clermont (sous la flotte pour ne pas être dépaysé), à découvrir que je n'avais jamais à me battre avec le vélo, même cramé.
Ce sentiment s'est confirmé avec le temps 😊, la douceur de fonctionnement est assez... incroyable. Tout autant que la facilité d'entretien (j'ai pas encore démonté la potence pour purger les freins 😬).
La qualité de la peinture / du vernis facilite grandement le nettoyage et le vélo est toujours beau, et rarement vraiment sale (même la transmission, merci les garde-boues).
Pourtant... il a pris l'eau cet hiver où on faisait plus de l'aqua poney que du vélo à Brest 😱."




